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Pollution atmosphérique: 86% des Canadiens habitent dans des zones où les niveaux dépassent les normes

Pollution atmosphérique: 86% des Canadiens habitent dans des zones où les niveaux dépassent les normes
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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La majorité des Canadiens habiterait dans une région du pays où la pollution atmosphérique dépasse les nouvelles directives établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon des chercheurs du CANUE – le Consortium canadien de recherche en santé environnementale urbaine.

Les conclusions de l’étude, rapportées par Global News, ont révélé que 86% des Canadiens vivent dans des régions où les niveaux de particules fines en suspension dans l’air dépassent les directives de l’OMS, alors que 56% des Canadiens habitent dans des zones où les niveaux de dioxyde d’azote sont au-dessus des recommandations.

Alors que la majeure partie du Canada était bien en deçà de l’ancienne directive de l’OMS sur les particules fines, une grande partie du Canada urbain dépasse désormais la nouvelle référence, tout comme certaines parties de l’Ouest canadien exposées régulièrement à la fumée des incendies de forêt, selon les recherches du CANUE.

«Nous devrions nous en soucier parce que nous pouvons faire quelque chose. Cela contribue aux coûts des soins de santé. Cela affecte la qualité de vie des gens», a déclaré Jeff Brook, professeur adjoint en santé publique et en génie chimique et chimie appliquée à l’Université de Toronto.

La pollution de l’air contribue par ailleurs à 15 300 décès par an au Canada, selon Santé Canada. C’est un peu plus que le nombre de Canadiens qui meurent chaque année dans des accidents de la route, par exemple.

La pollution de l’air n’est peut-être pas inscrite sur un certificat de décès, mais elle est liée aux maladies pulmonaires, aux maladies cardiaques, à l’asthme et aux crises cardiaques, a déclaré Michael Brauer, professeur à l’école de population et de santé publique de l’UBC (University of British Columbia), qui a travaillé sur les directives de l’OMS.

Bien qu’il soit difficile d’arrêter la pollution causée par les incendies de forêt, le Canada peut travailler à réduire la pollution causée par la circulation et par d’autres sources urbaines. «Chaque amélioration et réduction de l’exposition est un avantage», a insisté M. Brook.