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Ce que j’aurais aimé savoir avant d’emménager avec ma douce moitié

Sur la photo, Anne-Lovely Étienne à 24 ans.
Photomontage: Marilyne Houde Sur la photo, Anne-Lovely Étienne à 24 ans.

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BILLET Les bêtises financières, ça me connaît! Au début de ma vingtaine, je sortais avec un gentil garçon. J’étais étudiante à l’université, j’avais trois emplois à temps partiel et un stage en communication. Un jour, il m’a annoncé qu’il voulait voler de ses propres ailes et comptait partir de chez ses parents.

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Sur un coup de tête, j’ai décidé de vivre cette première expérience d’adulte avec lui, sans trop savoir ce que ce déménagement impliquait financièrement. Et ça, c’était une erreur, une grosse erreur.

Voici donc ce que j’aurais voulu savoir avant de déménager avec l’être aimé:

1. La cote de crédit d’un couple, c’est VRAIMENT important 

Au départ, j’avais une bonne cote de crédit, mais pas lui. Pour notre déménagement, on avait convenu de tout acheter maintenant et de payer plus tard... J’avais cumulé trois cartes de crédit de détaillants de meubles et d’électroménagers: Future Shop, La Baie et Brick.

Lors de la séparation, comme tout était à mon nom, je n’ai pas eu le choix de payer les soldes cumulés et les intérêts des dernières années. Je ne pouvais pas lui réclamer l’argent, puisqu’il n’y avait aucune trace de son nom associé aux dettes. 

2. Vivre au-dessus de ses moyens, c’est le gouffre financier garanti 

En emménageant dans notre premier appartement, on a fait l’erreur de ne pas calculer nos revenus par rapport à nos dépenses. Avec l’achat de meubles neufs à l’aide de cartes de crédit à (très) hauts taux d’intérêt, sans compter l’achat d’une voiture neuve (toujours à mon nom), on s’est rapidement endetté, au point de demander des plats Tupperware à nos parents.

Aujourd’hui, je sais qu’il est primordial de calculer le revenu à deux, afin d’avoir un réel portrait de ses avoirs financiers.

3. La gestion des dettes et du stress financier n’est pas la même pour tout le monde 

À maintes et maintes reprises, j’ai eu besoin de sortir ma calculatrice, de m’asseoir avec lui et de nous rappeler à l’ordre pour payer les factures. Il l’était aussi, mais pas autant que moi. Pour échapper au stress, il faisait la fête... Cet argent qu’il dépensait en alcool aurait pu servir à payer une épicerie ou une facture. Cette situation a fait naître des prises de bec... et de l’insomnie.

4. La facture d’Hydro-Québec te suit même si tu déménages 

Une autre erreur: j’ai ajouté une autre responsabilité financière sur mes épaules en assumant les factures d’Hydro-Québec. Après notre rupture, je lui ai demandé d’appeler à la société d’État pour faire le changement de nom figurant au compte. Il a acquiescé, mais il ne l’a jamais fait.

Résultat: plusieurs mois plus tard, Hydro-Québec m’annonçait que je devais acquitter une somme qui s’élevait à 2000$. J’ai pleuré cette journée-là.

5. Lorsque t’es dans le rouge, c’est impossible d’économiser 

On était tellement dans le rouge qu’on devait parfois emprunter quelques sous à nos parents pour des besoins de base, comme manger ou mettre de l’essence dans la voiture. Mon rêve de devenir propriétaire ou de m’acheter une voiture de luxe s’envolait en fumée. Chaque sou comptait pour payer l’appartement et les factures. Il était donc impossible d’économiser.

6. Si tu peux rester chez tes parents le plus longtemps possible, fais-le 

Le goût de liberté est très tentant. Toutefois, le goût des factures est très amer. En calculant toutes les dettes accumulées et les dépenses en appartement, je me suis rendu compte que j’aurais pu économiser beaucoup d’argent en restant chez mes parents. C’est un pensez-y-bien lorsqu’on est étudiant et broke!

Une chose est sûre: on apprend de ses erreurs et il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’ai eu la chance de me rebâtir une santé financière et je peux dire que mon déménagement avec mon amoureux se porte comme un charme.

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