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«GSP» aurait aimé avoir le courage de Carey Price

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Revenant sur une période sombre de sa propre carrière sportive, le combattant d’arts martiaux mixtes Georges St-Pierre a salué le courage du gardien du Canadien de Montréal Carey Price vendredi.

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«J'admire Carey Price, a-t-il formulé dans un touchant témoignage livré à l’émission JiC, sur les ondes du réseau TVA Sports. Ça prend du courage pour montrer sa vulnérabilité. Il a fait quelque chose que je n'ai pas eu le courage de faire à l’époque.»

Aux prises avec des problèmes de santé mentale, Price a demandé de l’aide. Comme annoncé jeudi, il a intégré le programme à sa disposition par le biais de l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey.

«J’ai déjà souffert d’une forme de dépression, a pour sa part résumé St-Pierre. Je me souviens qu’avant mon combat contre Johny Hendricks [en novembre 2013], ç’avait été le camp d’entraînement le plus pénible de ma carrière. J’avais des problèmes personnels.»

«Je me battais aussi contre l’UFC dans le dossier des drogues de performance, a-t-il ajouté. Personne ne me supportait là-dedans et avec mes problèmes personnels, j’ai eu trop de pression pour trop longtemps sur mes épaules et j’ai cassé.»

À chacun son cerveau

Immédiatement après sa victoire contre Hendricks, St-Pierre avait annoncé au président Dana White, directement dans l’octogone, que le temps était venu pour lui de prendre une pause.

«Je regrette un peu de ne pas en avoir parlé», a confié le Québécois à propos du marasme dans lequel il était plongé en 2013.

Ce n’est que quatre ans plus tard que «GSP» était sorti de la retraite pour vaincre Michael Bisping, à New York, dans ce qui est demeuré son dernier combat en carrière, le 4 novembre 2017.

«Le cerveau fonctionne différemment pour chaque personne et c’est très difficile de pouvoir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre, a noté St-Pierre, rempli de compassion pour le gardien du Tricolore. On ne comprend pas vraiment ce qui se passe dans la vie d’un individu parce qu’on n’est pas cet individu-là.»

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