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Délais gonflés pour les chirurgies oncologiques

Periode des questions
Photo d'archives La députée libérale Marie Montpetit

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, à Québec et à Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et nos recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre de voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'ÉNONCÉ  

La députée libérale Marie Montpetit a déclaré mercredi, lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, «qu’avec les nouveaux objectifs de la CAQ, des gens qui ont besoin d’une chirurgie en oncologie vont attendre deux fois plus longtemps [...] pour avoir une chirurgie qui va leur sauver la vie». Elle a par la suite ajouté que ça représente une attente de 56 jours, soit « un mois de plus d’anxiété, [...] un mois de plus qui va faire une différence dans leur pronostic de survie. » 

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LES FAITS  

Ce n’est pas tout à fait exact. Si on se fie à ce qui a été présenté dans le rapport annuel de gestion 2020-2021 du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), c’est vrai que la cible a été revue à la hausse par rapport à l’année précédente. Ainsi, au 31 mars 2021, au début de la troisième vague de COVID-19, le MSSS rapportait que 91 % des gens atteints de cancer attendaient 56 jours ou moins pour se faire opérer. 

Depuis, le Plan stratégique 2019-2023 du MSSS a revu ce délai à la baisse en août dernier, ramenant l’objectif à 28 jours ou moins. La nouvelle cible est donc qu’en 2021-2022, 73 % des gens atteints de cancer aient accès à une chirurgie en 28 jours ou moins.  

–Marie Christine Trottier

 Le chiffre de la semaine : 346  

C’est le nombre de candidats aux élections municipales pour la Ville de Montréal. Il s’agit d’une augmentation de 18 % par rapport aux élections de 2017, lors desquelles 294 personnes avaient fait campagne.  

Dans ce total se retrouvent tous ceux qui se présentent comme maire, conseiller de ville, maire d’arrondissement et colistier pour les différents partis politiques municipaux. Quelque 11 formations politiques font actuellement campagne dans la métropole.

Pour les élections du 7 novembre prochain, ce sont 10 personnes qui briguent la mairie de Montréal. 

–Charles Mathieu

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