/misc
Navigation

La bataille des carrés de sable

Le ministre de la Santé, Christian Dubé
CAPTURE D'ÉCRAN, TVA NOUVELLES Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Coup d'oeil sur cet article

Mardi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé que les techniciens ambulanciers pourront désormais réaliser des soins de santé dans les centres hospitaliers dans le cadre d’un projet du côté des urgences de la Montérégie.

Le décret, signé en début de semaine, améliora une situation qui était plutôt incongrue.

Comme l’a expliqué M. Dubé, «il y a beaucoup d’actes faits par les paramédicaux qui étaient permis dans leur véhicule, mais qui n’étaient pas permis à l’intérieur d’un hôpital ou d’un CHSLD.»

Réaction surprenante

On aurait pu penser que la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) allait être heureuse de l’annonce du ministre Dubé, mais ce n’est pas tout à fait le cas.

Les paradémics ne sont pas contre l’élargissement de leur profession, mais ils ont quand même publié une déclaration pour signaler leur «stupeur et consternation».

Pour la vice-présidente de la FSSS-CSN, Lucie Longchamps, «les solutions à ce vaste problème de gestion et de pénurie ne peuvent être élaborées sur des coins de table. Il faut que les principaux concernés soient consultés, que les discussions se fassent aux bons endroits.»

Cette réaction à chaud de la FSSS-CSN nous montre à quel point il sera difficile de faire bouger les choses au Québec.

S’ajuster à la pénurie

Tous les acteurs de la santé doivent désormais comprendre que nous sommes dans une nouvelle réalité.

À une certaine époque, il était normal de protéger son carré de sable, car il avait une abondance de main-d’œuvre.

Aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Il y a sans doute un manque de paradémics dans certaines régions au Québec. Mais, s’ils peuvent aider dans certains coins, on devrait encourager cette initiative au lieu de tourner en rond.

Le ministre Dubé ne ménage pas les efforts pour faire en sorte que sa «petite révolution» en santé puisse pallier la pénurie de personnel.

Malheureusement pour lui, il devra allonger les heures au bureau s’il veut déclôturer les chasses gardées, car personne ne semble vouloir lui donner un peu de répit.