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12 scientifiques devenus stars: Diane Lamarre n'a «jamais eu peur de parler en public»

Diane Lamarre
Photo Chantal Poirier Diane Lamarre, pharmacienne | Diane Lamarre prend la pose devant l’Université de Montréal, à laquelle elle est très attachée. Elle y a fait ses études en pharmacie et y enseigne.

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Aider les gens. Les écouter. Leur parler. Ce sont les trois motivations qui ont poussé Diane Lamarre vers la formation de pharmacienne dès la fin de l’adolescence. 

«Je ne me souviens même pas de quelle façon c’est apparu dans ma vie, mais devenir pharmacienne était une voie toute tracée pour moi», dit cette universitaire de première génération. 

Les nouvelles vedettes
de la pandémie

Quand elle entame son cours à l’Université de Montréal, la pharmacie est en plein essor. Non seulement la découverte de médicaments explose-t-elle, mais de nouvelles responsabilités apparaissent dans la profession. Les pharmaciens veulent davantage prendre soin des patients et non seulement vendre des pilules.

Ça tombe bien : la communication, elle a ça dans le sang. «Je n’ai jamais eu peur de parler en public», dit cette experte qui a suivi ses premiers cours de diction à l’âge de cinq ans. 

Présidente et députée 

«Mon intérêt pour la science et ses enjeux date de mes années d’études», dit-elle. À la faculté, on voit s’exprimer la femme engagée qui deviendra présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec en 2009 et se fera élire dans Taillon de 2014 à 2018 sous la bannière péquiste. Elle est critique officielle de l’Opposition en matière de santé pendant cinq ans. 

On connaît moins l’engagement humanitaire de cette communicatrice qui s’est consacrée à plusieurs causes. 

Diane Lamarre
Photo Chantal Poirier

Elle a pris part à une trentaine de missions en Bosnie, au Kosovo, au Mali, en Ouganda, en Moldavie et à Haïti, ce qui l’a menée à la présidence de Pharmaciens sans frontières Canada.  

Depuis le début de la pandémie, Mme Lamarre donne cinq entrevues par jour au réseau TVA, allant de Mario Dumont à Sophie Thibault en passant par Pierre Bruneau, Julie Marcoux et Paul Larocque... tout ça, seule sur un tabouret. «En réalité, je suis dans le studio à fixer une caméra au centre d’un écran noir», dit-elle en riant. 

Analyser les décisions

Ce qu’elle a trouvé le plus difficile? Devoir annoncer pendant des mois les catastrophes humaines causées par la COVID-19 ; particulièrement lors des nombreux décès de personnes âgées dans les CHSLD du Québec durant la première vague de la pandémie. 

Ce qui la passionne? «Le lien de confiance tissé avec le public. Un respect mutuel. J’aime aussi faire des analyses des décisions prises tantôt pour les soutenir, tantôt pour les critiquer ou les améliorer.»

Diane Lamarre
Photo Chantal Poirier

Elle insiste sur l’importance d’une information scientifique de qualité. Entre ses chroniques, elle dévore tout. Des informations provenant de grands médias généralistes, de contacts internationaux, mais aussi de grandes revues de science : Nature, Science, New England Journal of Medicine, Journal of American Medical Association, etc. 

«Il y a d’innombrables informations qui circulent sur la pandémie, dit-elle. Il faut savoir trier le vrai du faux pour bien informer la population.» 

Sa formation, son enseignement universitaire, ainsi que ses projets de recherche et ses publications lui ont permis «d’évaluer la littérature scientifique et d’en extraire l’essentiel», dit-elle.

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