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12 scientifiques devenus stars: Dr Mathieu Simon rêvait de «chasser les dinosaures»

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Dr Mathieu Simon, chef du département de soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

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Initié à la science par les livres de Cousteau, rêvant, lorsqu’il était plus jeune, de devenir paléontologue pour «chasser les dinosaures», le Dr Mathieu Simon s’est finalement tourné vers la médecine où il a trouvé la jonction parfaite entre les sciences pures et l’humain.

C’est son besoin «de ne pas être spectateur» qui a poussé Mathieu Simon vers les soins de santé. 

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«La science, c’est beau, c’est absolu, mais la science médicale est plus nuancée parce qu’on fait affaire à l’humain. [...] Ce n’est pas seulement de calculer la vitesse d’un trou noir, c’est de bouger les sciences pour aider l’humain, et c’est ce qui est venu me chercher», révèle celui qui est chef du département de soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Originaire de Québec et diplômé de l’Université Laval, le Dr Simon s’est envolé vers Vancouver en 1999 avec une mission bien précise. Il était envoyé dans l’un des cinq plus grands départements de soins intensifs au monde pour une surspécialité de deux ans afin de «faire entrer le département de l’IUCPQ dans le 21e siècle». Pas une mince affaire pour le jeune médecin.

«J’ai passé deux années dans l’Ouest à faire 100 heures par semaine, ma blonde a fait 19 allers-retours entre Québec et Vancouver, mais je suis revenu en 2001 à la tête du département de soins intensifs de l’IUCPQ», relate celui qui n’avait que 31 ans à l’époque.

Vingt ans plus tard, il se dit fier de voir le chemin parcouru par son équipe, précisant toutefois que les défis n’étaient pas ceux qu’on peut imaginer au départ. 

«Il n’y a pas de cours de leadership ou de gestion en médecine. Et c’était le plus important, de solidariser les gens», se remémore-t-il. 

«Pour aller à l’excellence, tu ne peux pas être en arrière et pousser ni être à l’avant pour tirer, tu dois être dans le groupe et exercer une influence positive», confie le Dr Simon.

Le sens du devoir

Cette influence positive, il a tâché de l’élargir à l’ensemble de la population à travers ses interventions dans les médias. C’est pour lui une façon de revenir aux racines de son engagement, soit de « se rendre utile ».

«J’ai eu des témoignages de gens qui m’arrêtent dans la rue pour me dire que je les ai convaincus de se faire vacciner ou de revenir travailler dans le réseau. [...] Oui, c’est prenant, mais c’est aussi pour ça que la société a investi pour me former», explique le médecin qui a l’impression de «rembourser sa dette» en s’impliquant de cette façon.

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