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Canadien: un camp d'entraînement très ordinaire

Camp Canadiens 2021-2022
Photo Martin Chevalier Le jeune défenseur Alexander Romanov a peu impressionné au camp d’entraînement du Canadien.

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Les trois semaines de camp d’entraînement du Canadien sont terminées et je peine à reprendre mon souffle. 

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Pas pour les bonnes raisons. Ce fleuve agité m’a étourdi. 

Point culminant : l’adhésion de Carey Price au Programme d’aide aux joueurs de la LNH. J’aime profondément Carey. Qu’il décide avec courage de prendre soin de sa santé l’honore. Désormais, les résultats sur la glace sont secondaires. Carey Price le mari, le papa, l’humain doit primer tout le reste. Je lui souhaite de trouver les bons repères. 

Jake Allen fait donc face à la tâche colossale de tenir le fort. Il a été acquis et prolongé avec cette perspective. Allen devient la clé de la présence du Canadien en séries le printemps prochain. Je ne suis pas rassuré...

Mike Hoffman est arrivé au camp amoché. Cette belle prise de Marc Bergevin fait partie intégrante de l’équation. Il doit jouer sa large part de matchs pour que ça colle. 

Joel Edmundson aura besoin de temps pour retrouver sa forme des dernières séries. Cole Caufield a été tenu à l’écart par mesure préventive. N’empêche : frêle et à 5 pieds et quelques pouces, le franc-tireur sera rapidement étiqueté joueur fragile par les adversaires du CH...

Poehling, Primeau et Romanov.

Ce qui m’a en outre beaucoup épuisé lors de ce camp d’entraînement, ce sont les contre-performances répétées de trois bons espoirs de l’organisation.

Le CH avait Cayden Primeau en très haute estime. Il se retrouve subitement à devoir prouver sa valeur de numéro un à Laval. Sam Montembeault lui fera compétition au retour de Carey avec le CH.

Ryan Poehling demeure un joueur avec un certain potentiel. Réalise-t-il que Dominique Ducharme lui avait consenti le rôle de quatrième centre de l’équipe en début de camp d’entraînement ? 

Poehling a bêtement échoué à son examen final d’entrée. Il devrait se rebâtir à Laval. La question qui me brûle est toutefois : en a-t-il vraiment envie ?

Enfin Alexander Romanov est la plus grande déception du camp 2021. Choix surprise du CH en 2018, on nous l’a rapidement vendu comme la carte cachée de l’encan. Depuis, les disciples de Trevor Timmins continuent de beurrer épais à son sujet. Je ne démissionne pas sur lui, mais tout le temps que passent Luke Richardson et Dominique Ducharme à lui prodiguer des enseignements privés rapporte jusqu’ici bien peu. Romanov peut faire les jeux de la semaine avec une mise en échec percutante ou une passe gagnante de 110 pieds. 

Mais il échoue dans sa prise d’information et de décision. Il demeure trop souvent emprisonné dans son territoire. 

Malgré un style robuste, il perd beaucoup de batailles à un contre un pour la possession de la rondelle. Il est un rare joueur pour qui bouger ses pieds devient un désavantage. 

Bref, je me garde une gêne devant cette solution promulguée au top 4 en défense de l’équipe. Nous sommes loin du compte.

Le CH peut faire oublier un camp 2021 plus qu’ordinaire en gagnant sa part de matchs à compter de mercredi à Toronto. Rien ne semble toutefois moins certain.  

Coup de cœur 

Camp Canadiens 2021-2022
Photo Martin Chevalier

À Rafaël Harvey-Pinard et à Michael Pezzetta. Dans un camp des plus ordinaires, les deux jeunes joueurs sont sortis du lot. 

Ils ont veillé tard et tout le crédit de leur présence répétée en matchs présaison leur revient. Ils seront en lutte serrée chez le Rocket afin d’obtenir le premier rappel par le Canadien. 

Je pense qu’Harvey-Pinard n’a pas fini de nous étonner.

Coup de gueule 

À Gilles Courteau. 

Évoluer dans la LHJMQ est un privilège qui ne confère aucune immunité aux joueurs. 

De ne pas suspendre indéfiniment et sans attendre Nicolas Daigle et Massimo Siciliano des Tigres, mis formellement en accusation dans une affaire à caractère sexuel mardi dernier, est un manquement grave aux obligations de la ligue de laver plus blanc que blanc.

Un p’tit 2 sur... 

Une victoire pour Deontay Wilder ce soir à Las Vegas face à Tyson Fury. 

Ce n’est rien de scientifique. Fury est né pour défaire les schémas et faire mal paraître les pronostiqueurs. Mais comment Wilder pourrait-il de nouveau perdre ? Je ne trouve pas de réponse assez éloquente. 

Je souhaite un grand combat et, pourquoi pas, un autre « undertaker move » de Fury !