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Du web au disque

Andy St-Louis
Photo courtoisie

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Les fans d’Andy St-Louis le savent depuis longtemps : la chanteuse aime mettre de l’avant son côté givré lors de ses spectacles. Mais elle avoue elle-même avoir longuement hésité avant d’y consacrer un album entier. « L’idée de faire de l’humour m’a toujours terrorisée », avance celle qui lancera cette semaine L’album que tout le monde attendait.

« Faire de l’humour, en chanson, c’est extrêmement difficile. Une chanson triste qui ne fait pas pleurer, ça peut passer. Mais une chanson drôle qui ne fait pas rire, c’est le malaise assuré », poursuit la chanteuse. 

Andy St-Louis avait déjà entrouvert la porte de cet univers décalé sur son premier album, Chroniques d’un petit bout de femme. Puis, l’humour a pris davantage de place dans sa vie comme dans sa carrière. Ses spectacles s’en sont rapidement teintés. Et finalement, ses réseaux sociaux. 

Car L’album que tout le monde attendait, attendu vendredi (15 octobre), est en fait le prolongement des capsules qu’elle a mises en ligne tout au long de la pandémie et du confinement. C’est d’ailleurs le succès viral de celles-ci, vues à des dizaines de milliers de reprises, qui l’a peu à peu persuadée de se lancer. 

« Le monde de l’internet est merveilleux pour partager ses choses avec un très grand nombre de personnes. Mais il est aussi incroyablement hypocrite ; c’est très difficile de savoir si les gens aiment réellement ce que tu fais, ou s’il te donnent un like par politesse, pour t’encourager », avance la chanteuse.

« C’est quand j’ai vu qu’ils se mettaient à partager mes vidéos et à les commenter, choses qui demandent plus d’efforts qu’un simple clic, que je me suis dit qu’ils trouvaient réellement ça drôle », conclut-elle. 

Pandémie, télétravail et compagnie

Au fil des 11 pièces réunies sur L’album que tout le monde attendait, Andy St-Louis explore les aléas de la COVID, de la procrastination ou encore du télétravail, écorchant (« toujours gentiment », précise-t-elle) au passage les parents obsédés par leur jeune progéniture. Son inspiration, elle la puise tant dans son quotidien et ses réflexions que dans ceux de son entourage. 

Sa seule règle : ne jamais basculer dans la rosserie. 

« Je peux parler de n’importe quoi, des trucs qui m’agacent ou m’irritent, mais en riant. La dernière chose que je veux, c’est me moquer des gens méchamment. Tout est fait avec amour », insiste-t-elle.  


 

  • L’album que tout le monde attendait sera en vente le 15 octobre. Un lancement virtuel aura lieu jeudi à 19 h sur la page Facebook d’Andy St-Louis.