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Passion et Pression

Caricature Dominique Ducharme. YGRECK/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGE

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Depuis quelques jours, le mot « pression » est utilisé à toutes les sauces, singulièrement à Montréal. Alors, en ce beau dimanche, soyez au goût du jour et enfilez les chaussures du coach.  

Déjà, vous le connaîtrez mieux en repérant la page de Rodger Brulotte qui, aujourd’hui, lui est consacrée dans Le Journal.

Dominique Ducharme est de cette catégorie que le Québec développe merveilleusement bien : les instructeurs de carrière. Ceux qui sont patients, qui passent par toutes les étapes d’apprentissage. Ils n’ont pas joué dans la NHL, mais ils ont étudié, ils ont fait leurs classes et ils finissent par atteindre le sommet contre vents et marées. Bob Hartley l’a dit, ça leur coule dans les veines.  

Le 24 février dernier, on a donné à Ducharme les clés du club. Du jour au lendemain, c’est lui qui allait entrer dans le vestiaire et expliquer comment ça allait marcher. Il s’est rendu en finale de la coupe Stanley.

Cela tout en marchant sur des œufs avec son titre d’instructeur « par intérim » qui avait tout le sens fragile de « en attendant ».

Dominique ne s’en est pas formalisé. Il a fait le travail qu’on lui a confié et, avouez, il l’a drôlement bien accompli. Ceux qui ont travaillé et/ou qui œuvrent avec lui sont unanimes. Il connaît la game dans toutes ses phases. Ceux qui ont joué pour lui sont aussi reconnaissants. Il est franc, il est honnête. Ses analyses sont préparées, ses recommandations et ses commentaires sont précis.  

Lorsque vous parlez de hockey avec Dominique Ducharme, vous entrez dans son univers, dans sa passion. Il ne s’en lasse pas.

DANS LE BOUILLON

Le 13 juillet au gros soleil, Marc Bergevin a reconnu avoir mis la main sur un homme capable de diriger jeunes et vétérans, talentueux et défensifs, timides ou caractériels. Alors, le mot « intérim » a disparu et un contrat de trois ans est apparu.

Le gars de Joliette a maintenant les deux pieds sur la plus haute marche, mais aussi il prend les guides d’un club hautement médiatisé, constamment scruté, continuellement critiqué et tout le temps pressurisé. On est loin de Columbus. Voilà 28 ans que le Canadien n’a pas gagné la coupe Stanley et les partisans ne le prennent pas.  

Le coach Ducharme n’a pas 50 ans et son défi en ferait trembler plusieurs. Il vient de perdre son gardien numéro un, il n’a plus son défenseur numéro un, il y a des blessés et aussi des jeunes qui tardent. À trois jours du lever de rideau, ça ne sent pas bon. Dans ses points de presse, Dominique décrit ce qu’il voit, ce qu’est la réalité, et déjà, il absorbe la fameuse et indélogeable pression. On appelle ça faire face à la musique comme un vrai chef d’orchestre. Il ne se défilera pas derrière les excuses.  

Dans les embûches et impondérables, il faut tout de suite affûter l’avantage numérique, une arme de premier plan. En même temps, établir et stabiliser les unités de désavantage en commençant dès mercredi comme une des meilleures attaques du circuit à Toronto. 

La pression descend doucement alors que tous les médias font leurs trios et duos.

Pour vous encourager, avant même une première mise en jeu, les inflexibles experts éliminent déjà Montréal des séries. Belle ambiance n’est-ce pas ? La pression en étoufferait plus d’un.

Dominique Ducharme, bonne chance dans la marmite !  

De l’enclave 

  • Citation de Pat Burns lors d’un entraînement présaison des Bruins : « Quand la plupart de tes joueurs ont des numéros de chars de course, c’est pas bon signe ». 
  • Après 3 matches présaison avec les Devils, Tomas Tatar a enregistré un but, deux aides.  
  • Il y a 42 ans aujourd’hui, les Nordiques disputaient leur premier match dans la LNH. Défaite de 5-3 face aux Flames d’Atlanta. Réal Cloutier avait compté les 3 buts de Québec. Dans le filet des Flames ? Daniel Bouchard. 
  • Le même jour de 1979, Wayne Gretzky disputait son premier match dans la LNH face aux Blackhawks de Chicago. Non, il n’avait pas compté.
  • Le proprio de la Pourvoirie du Lac Blanc (Saint-Alexis-des-Monts), Gaston Pellerin, dit qu’il s’est fait un cadeau. Les trois kilomètres et demi de chemin entre la grand-route et l’auberge sont maintenant revêtus d’asphalte.  
  • Femmes qui aimez la chasse et la pêche, allez voir le site « Poule des bois » de Marie Line Tremblay. Un vent de fraîcheur dans le domaine.
  • Marc Dubuc de l’Institut de cardiologie de Montréal bombe le torse lorsqu’on lui parle de son Country Club de Saint-Lambert. Il est encore et toujours dans une condition parfaite, parole d’un cardiologue sévère.
  • Sacré l’homme le plus fort au monde, Iron Biby du Burkina Faso a soulevé une charge de 229 kilos (504 livres) il y a deux semaines en Écosse. Iron a obtenu son master en administration à l’Université de Moncton, au Canada.
  • Plus de 4500 bénévoles donnent annuellement près de 800 000 heures à l’entretien du réseau provincial de sentiers de motoneige. Soyez reconnaissants.
  • Je pars à l’orignal jeudi. Je disais ça de même.