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Domination totale des Bills face aux Chiefs

Domination totale des Bills face aux Chiefs
AFP

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Au royaume du barbecue, à Kansas City, ce sont les Bills qui ont été fumants. Après deux revers la saison dernière face aux Chiefs, ils devaient absolument vaincre leur bête noire et ils l’ont fait en dominant dans toutes les phases du jeu, dans une convaincante victoire de 38-20. 

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La saison dernière, les Bills s’étaient avoués vaincus par neuf points en saison régulière et par 14 points en finale de conférence.

Durant l’entre-saison, après une saison de 13-3, l’objectif devenait clair : trouver une façon de battre les Chiefs. Ces derniers ont beau œuvrer dans une autre division, mais les Bills savaient pertinemment qu’une éventuelle route vers le Super Bowl devrait passer par les Chiefs. Pour s’établir comme les meilleurs dans la conférence, il faut battre les meilleurs. C’est ce que les Bills ont réussi dimanche soir de manière retentissante.

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Certains diront que les Chiefs arrivaient dans ce match avec une fiche peu convaincante de 2-2. Ils ne sont clairement pas à leur meilleur en ce moment, mais ils étaient tout de même considérés comme les favoris par une marge de 3,5 points par les preneurs aux livres. C’est donc dire que malgré leur excellent début de saison, les Bills n’étaient pas perçus comme assez sérieux pour renverser les Chiefs en raison de la faible qualité de leur opposition dans les dernières semaines.

Ceux qui ont levé le nez sur cette équipe se sont fourvoyés royalement. Vrai que les Bills s’étaient offerts des victoires face à Miami, Washington et Houston, mais ils avaient outrageusement dominé leur compétition, comme les vraies bonnes équipes doivent le faire face à des rivaux de moindre qualité.

Ils viennent de dissiper tout doute en écrasant les Chiefs dans leur hostile royaume. Pas même l’orage survenu dans la mi-temps et qui a retardé la reprise du match pour plus d’une heure n’a cassé leur rythme infernal.

Gros jeux offensifs

À l’attaque, Josh Allen a bouclé la rencontre avec 315 verges par les airs et trois passes de touchés, en plus d’être le meneur des siens au sol avec 59 verges et un autre touché. Il a pris le contrôle de cette rencontre, même s’il n’a complété que 15 de ses 26 passes.

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Le quart-arrière a été chercher une moyenne astronomique de 21 verges par passe complétée. On connaissait déjà la profondeur de son groupe d’ailiers espacés, mais voilà que cette saison, l’ailier rapproché Dawson Know s’invite à la fête. Face aux Chiefs, il a brillé avec un touché et 117 verges de gains en seulement trois réceptions.

Cette attaque a définitivement le choix des poisons. Les Bills ont d’ailleurs inscrit au moins 35 points dans quatre matchs de suite. Le différentiel de 108 points est, de loin, le meilleur dans la ligue. Les quatre victoires des Bills cet automne ont été enregistrées par un écart moyen de 28,8 points.

Jeu physique

Les Bills ont aussi outrageusement dominé les Chiefs sur le plan physique. Josh Allen n’a été victime d’aucun sac et la plupart du temps, il aurait eu tout le temps nécessaire pour cuisiner des côtes levées dans sa pochette protectrice.

Défensivement, les Bills volaient vers le ballon et ont plusieurs fois puni les joueurs des Chiefs en les plaquant avec autorité. Le front défensif amélioré a forcé Patrick Mahomes à plusieurs reprises à se retirer en profondeur pour fuir la pression. Et les forces restent fraîches parce qu’entre les Jerry Hughes, Star Lotulelei, Ed Oliver, Gregory Rousseau, Boogie Basham, Mario Addison et AJ Epenesa, tout le monde contribue. Rousseau, choix de première ronde au dernier repêchage, se veut déjà un joueur d’impact, lui qui a bouclé la rencontre avec cinq plaqués, un sac, une passe rabattue et une interception.

La défensive a aussi provoqué quatre revirements et les Chiefs ont d’ailleurs été victimes de 11 revirements cette saison. Ils n’arrivent pas à jouer du football propre et cette défaite sans équivoque face aux Bills pourrait être annonciatrice d’un changement de garde dans la conférence américaine.

De manière générale, les Bills semblaient beaucoup plus hargneux que les Chiefs, comme s’ils étaient en mission et qu’ils ne voulaient pas seulement gagner, mais lancer un message clair et limpide. Message reçu!

«La saison est encore longue, mais ce match-là nous allons nous en rappeler longtemps, de dire le quart-arrière Patrick Mahomes, au terme de la défaite. Ne vous méprenez pas, [les Bills] représentent une bonne équipe de football, mais on ne peut pas se permettre de perdre des matchs de cette manière, particulièrement à domicile.»

«Tu ne souhaites jamais jouer de cette façon, encore moins à la maison, a ajouté l’entraîneur-chef Andy Reid. Nous devons faire mieux, autant les entraîneurs que les joueurs.»

«Les erreurs, c’est quelque chose de frustrant. Je sais qu’on peut faire mieux au niveau des revirements, des pénalités, des gros jeux. Je sais ce dont nous sommes capables et je le vois. Nous devons simplement exécuter.»

-Avec l'agence QMI

5 jeux de la semaine     

1. Touché, Auclair!

À sa cinquième saison dans la NFL et sa première à Houston, Antony Auclair a inscrit son premier touché en carrière. Au premier quart, Davis Mills l’a rejoint sur 11 verges dans la zone des buts. Auclair a allongé les bras pour un superbe attrapé, qui a fait de lui le premier Québécois à vivre un touché depuis Tshimanga Biakabutuka, en 2001. Les Texans ont échappé une avance de 22-9 pour s’incliner 25-22 face aux Patriots, mais l’ailier rapproché beauceron n’est pas prêt d’oublier ce moment.

2. Toute une interception!

Les plus spectaculaires attrapés ne sont pas que l’apanage des receveurs. Au troisième quart de l’affrontement entre les Vikings et les Lions, c’est le secondeur Eric Kendricks qui a montré les meilleures mains. Ou plutôt, la meilleure main, puisqu’il a intercepté une passe de Jared Goff en sautant de tout son long et en captant le ballon à une seule main. Kendricks est l’un des secondeurs les plus athlétiques de la NFL et son impact est sous-estimé.

3. Pierre dit non

Si l’interception d’Eric Kendricks a été la plus spectaculaire, c’est plutôt celle de James Pierre, des Steelers, qui a eu le plus d’impact. Pierre, un demi de coin ignoré au repêchage en 2020, a réussi son premier larcin en carrière au parfait moment. Quelques minutes après avoir concédé un touché de 39 verges qui ramenait les Broncos à huit points des Steelers, il a intercepté Teddy Bridgewater dans la zone des buts, sur un quatrième essai avec 11 secondes à écouler. Difficile de faire mieux pour demander pardon!

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4. Dégagement bloqué

L’attaque des Eagles n’allait nulle part face aux Panthers, mais l’électrochoc est venu des unités spéciales. Dans leur zone, les Panthers ont tenté un dégagement, que TJ Edwards a bloqué pour les Eagles. Shaun Bradley a recouvert à la ligne de 27 des Panthers et quatre jeux plus tard, Jalen Hurts inscrivait un touché au sol. Avec le converti de deux points, les Eagles ont pris une avance de 21-18, qu’ils ont ensuite protégé pour la victoire. Quand l’attaque est en panne, les unités spéciales peuvent sonner le réveil.

5. Drôle de touché

Dans le match complètement fou entre les Chargers et les Browns, les défensives étaient tout simplement incapables de freiner qui que ce soit. Si bien qu’en fin de rencontre, les Browns détenaient une avance de 42-41 lorsque les Chargers s’approchaient de la zone des buts. Les Chargers se sont retrouvés à la ligne de 3 des Browns. Ils ont remis le ballon à Austin Ekeler avec 1 min 38 s à jouer, dans le simple but d’écouler du temps pour éviter que les Browns reprennent le ballon. Ekeler a donc tout fait pour ne pas franchir la ligne des buts, mais les Browns l’ont littéralement poussé pour qu’il inscrive rapidement un touché. Ils ont ensuite repris possession du ballon, mais leur séquence offensive a été mal gérée. Le touché d’Ekeler aura été le majeur victorieux le plus étrange de l’histoire.

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Les gagnants de la semaine     

1. Tom Brady

Pour la neuvième fois de son illustre carrière, Tom Brady a connu un match de cinq passes de touchés. Le plus épatant, c’est que quatre de ces matchs sont survenus après qu’il ait soufflé 40 bougies. Imaginez à quel point ce jeune loup sera dominant à 60 ans!

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2. Derrick Henry

Prosternez-vous de nouveau devant le roi Henry! Pour un quatrième match de suite, il a couru pour plus de 100 verges en pilant sur le corps des Jaguars avec une récolte de 130 verges et trois touchés. Attention à son corps, toutefois. Il a porté le ballon au moins 30 fois à trois reprises cet automne.

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3. Kyle Pitts

Privés de leurs deux meilleurs receveurs, les Falcons se sont tournés vers l’ailier rapproché Kyle Pitts, à Londres. Avec un touché et 119 verges, il a connu le troisième meilleur effort pour un ailier rapproché recrue en 20 ans, selon ESPN, après les 134 verges de Jordan Reed (2013) et les 131 verges de TJ Hockenson (2019).

4. Justin Herbert

Le quart-arrière des Chargers continue son monstrueux début de campagne, lui qui a ajouté quatre passes de touchés à sa fiche et 398 verges. Il compte déjà 13 passes de touchés en 5 matchs et à ce rythme, il deviendra un nom à considérer dans la course au titre de joueur le plus utile.

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5. Les Cowboys

Dak Prescott a franchi le cap des 300 verges avec trois passes de touchés. Ezekiel Elliott a franchi le cap des 100 verges au sol avec un touché. Et bien sûr, Trevon Diggs a encore réussi une interception. Les Cowboys, avec la défaite de Washington, prennent leurs aises au sommet de la division Est.

Les perdants de la semaine

1. Les botteurs

Des pelletées de bottés ont été ratés, dont 12 transformations. Dans le duel entre les Bengals et les Packers, Evan McPherson et Mason Crosby ont raté cinq placements dans les deux dernières minutes du temps réglementaire et en prolongation. Heureusement, Crosby s’est repris pour le botté victorieux.

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2. Sam Darnold

Le quart-arrière des Panthers, après un début de saison qui commence à ressembler à une grande imposture, a lancé trois interceptions. Il en compte cinq à ses deux derniers matchs.

3. Les Lions

Il faut leur donner, les Lions se battent. Pour la deuxième fois en trois semaines, ils ont été vaincus sur un placement de dernière seconde. Ils venaient pourtant de prendre les devants 17-16 après avoir comblé un déficit de 10 points dans les quatre dernières minutes. Il ne faut plus s’étonner de rien avec les Lions.

4. Les Dolphins

Les Dolphins viennent de perdre un troisième match par un écart d’au moins 10 points cette saison. Pour une troisième fois, la défensive a concédé plus de 30 points. Cette équipe qui a accumulé 10 victoires la saison passée joue actuellement comme l’une des pires de la NFL

5. Les Giants

Ils ont perdu le match face aux Cowboys, mais il y a pire. Leur quart-arrière Daniel Jones a été victime d’une commotion cérébrale. Leur porteur Saquon Barkley s’est tordu la cheville. Leur receveur Kenny Golladay s’est blessé au genou. Ça fait mal!