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Grève en CPE: «ça nous met dans l’embarras, mais c’est pas grave»

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Bien que la grève prévue dans plusieurs Centres de la petite enfance (CPE) de la province cette semaine soit un casse-tête pour de nombreux parents, la majorité d’entre eux appuient le mouvement. 

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«C’est vraiment important qu’ils se mettent ensemble. Ces femmes-là sont exceptionnelles, elles font un travail merveilleux et je pense qu’ils méritent mieux que ce qu’ils ont en ce moment. Donc oui, ça nous met dans l’embarras, vraiment, mais c’est pas grave, on va s’arranger», affirme une mère rencontrée par TVA Nouvelles. 

«Nous on supporte les éducatrices, les éducateurs à 100%. C’est un peu un casse-tête de notre côté, mais on fait avec», admet lui aussi un père. 

Une autre mère qui a dû prendre une journée de maladie, faute de garderie, se range tout de même derrière les éducatrices. 

«J’ai pris un congé maladie. Je vais passer du temps de qualité avec ma fille. J’encourage ça dans le fond, j’encourage leur démarche, c’est justifié», dit-elle à TVA Nouvelles. 

Les éducatrices représentées par la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) seront en grève le mardi 12 octobre dans les régions de Montréal, de Laval, de Lanaudière, de l’Estrie et de la Montérégie.

Le lendemain, soit le 13 octobre, ce sera au tour des éducatrices de la FIPEQ-CSQ de Québec, de Chaudière-Appalaches et de l’Abitibi-Témiscamingue.

Les travailleurs en CPE affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) seront quant à eux en grève les 14 et 15 octobre.

Les éducatrices en colère

Les éducatrices en CPE sont en colère puisque les négociations achoppent avec Québec concernant le renouvellement de leur convention collective.

«Les gens qui reçoivent la même formation, je vous parlerais des éducatrices en service de garde, elles gagnent presque trois dollars de l'heure de plus que nos gens en CPE», dénonce Sylvie Nelson, présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service en entrevue à TVA Nouvelles. 

«Pour nous, il faut donner un coup de barre maintenant. Vous le savez, les parents cherchent des places. Actuellement, il y a des bris de service», plaide, quant à elle, Valérie Grenon, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfant du Québec (FIPEQ).

La question salariale divise notamment les deux parties. 

«Pour nous ce n’est pas assez. On ne sera pas capable d’attirer de la relève, on ne sera pas capable de maintenir nos éducatrices en place», soutient Valérie Grenon.

Elle plaide également en faveur des employés de soutien qui doivent être inclus dans les négociations. 

«Si on n’avait pas de responsables en alimentation, qui nourrirait les enfants? Si on n’avait pas de préposés, surtout en ce moment en pandémie, ça nous prend des gens pour bien désinfecter nos jouets et nos locaux, donc il faut que tout le monde ait la part égale du gâteau», soutient-elle.

- D’après les informations de Catherine Bouchard