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Pierreville: 18 ans et candidat à la mairie

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Un jeune mordu de politique âgé de 18 ans va tenter de briguer la mairie du village de Pierreville, dans le Centre-du-Québec, aux prochaines élections municipales et de réaliser son rêve par la même occasion.

Damien Thumerel a soufflé ses 18 bougies en juin dernier et il est désormais candidat à la mairie de Pierreville, une municipalité de 2000 habitants située entre Nicolet et Sorel.

La politique, il en mange depuis qu’il a 10 ans. Le jeune homme, qui travaille à l’épicerie du village, fait campagne en allant à la rencontre des citoyens. Il n’a d’ailleurs pas installé de pancartes comme ses opposants et espère que le bouche-à-oreille fera son œuvre.

«Je crois en mes chances sinon je ne me serais pas présenté. Quand je rencontre les gens, ils sont surpris, mais ils m’encouragent à continuer», a-t-il expliqué.

Il affronte deux adversaires qui ont une différence d’âge de plus de 50 ans avec lui, ce qui ne l’empêche pas d’avoir un plan pour sa municipalité.

«Je veux proposer de nouvelles activités, de nouveaux loisirs pour les jeunes, mais aussi pour les aînés. Je veux aussi dynamiser le cœur du village et m’attaquer au problème des égouts», a souligné le jeune candidat.

Appuyé par sa maman

Une source de fierté pour sa mère, Nancy Despatie, qui l’accompagne dans sa campagne électorale et souhaite que son fils puisse servir de modèle à d’autres. «Je suis très très fière de mon fils. Je suis contente qu’il ait pris l’initiative de vivre ses rêves et de foncer. Je lui ai dit: “Go vas-y, tu es capable”. Je crois qu’il va gagner, j’ai un bon pressentiment.»

La relève en politique municipale est un enjeu majeur au Québec. Près de 1100 municipalités seront en élection le 7 novembre prochain et dans 605 d’entre elles, le maire a été élu sans opposition. Une tendance à la hausse depuis la dernière élection, quand il y en avait eu 534. Pire, 11 villages sont toujours à la recherche d’un premier magistrat.

D'ailleurs, l’âge moyen de tous les candidats est de 53 ans et grimpe à 58 ans pour la mairie spécifiquement. Un problème présent dans toutes les régions, dont le Bas-Saint-Laurent, où plusieurs municipalités, comme Les Méchins, n’ont pas de maire pour l’instant.

Les jeunes sont sous-représentés en politique municipale, selon le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé.

«Les femmes et les jeunes c’est plus difficile. Pourtant c’est tellement une belle expérience que d’être près des citoyens, au municipal c’est ça. C’est aussi difficile au provincial. J’ai été élu à 32 ans, je suis rendu à 46 ans et on me considère encore comme un jeune de la politique», a-t-il avancé.

L'engagement en vaut toutefois la peine pour Guillaume Laverdière. À seulement 25 ans, il vient d’être nommé maire de Saint-Barnarbé, en Mauricie, après avoir été élu par acclamation.

Mais le recrutement de conseillers pour l’épauler a été un énorme défi, le jeune maire soutenant que beaucoup de citoyens ne sont pas prêts à consacrer du temps au conseil municipal. «Oui, il y a une conciliation à avoir. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire le sacrifice.»

Le jeune maire, qui a commencé son engagement comme conseiller à 22 ans, a ajouté que le cynisme envers la politique et le climat sur les réseaux sociaux n’aident en rien à recruter. Malgré tout, il est toujours passionné.

«Chaque tranche d’âge devrait être représentée. Je dirais aux gens de ne pas hésiter et de foncer, de faire partie des décisions, c’est très valorisant», a-t-il indiqué.

Pour sa part, Damien Thumerel s’attend à une course serrée le 7 novembre, à Pierreville. Mais, peu importe le résultat de la course, le jeune est catégorique: son engagement politique ne fait que débuter.

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