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Le soutien psychologique est insuffisant dans les entreprises

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Peu d'entreprises au Saguenay se sont adaptées au contexte pandémique en offrant davantage de soutien psychologique à leurs employés, même si les besoins en santé mentale sont criants comme jamais.

Selon un sondage réalisé par Sun Life, la santé mentale de près d'un Québécois sur deux (47%) est toujours touchée négativement par la pandémie.

Dans la région métropolitaine de recensement de Saguenay, seulement 12% des employés sondés soutiennent que leur employeur offre des prestations adéquates en santé mentale, comparativement à 2% en moyenne au Québec.

Les organismes qui luttent contre la stigmatisation des troubles de santé mentale essaient de conscientiser les entreprises à cette réalité.

«Une demande d'invalidité sur trois concerne une problématique de santé mentale», souligne la directrice générale de l'Association des ressources alternatives et communautaires en santé mentale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nancy Bolduc.

«Lorsqu'on sait qu'un dollar qui est investi en santé mentale va rapporter de deux à quatre dollars à l'entreprise, je crois que c'est important de les familiariser à ça. En étant plus outillés, les employeurs seront plus à l'aise d'en parler», ajoute cette dernière.

L'accès difficile aux psychologues, qui sont au coeur d'une pénurie, est une raison supplémentaire d'agir en prévention et d'offrir des ressources dans les milieux de travail.

«Le ministère de l'Emploi doit allonger des budgets pour des conseillers, des consultants qui viennent aider les entrepreneurs et les gestionnaires», martèle le président du comité entrepreneuriat pour la Fédération des chambres de commerce du Québec, Éric Dufour.

Selon lui, les entrepreneurs ont aussi grandement besoin de soutien psychologique en ces temps difficiles.

«45% des entrepreneurs disent qu'ils ont des problèmes de santé mentale. Qui s'en occupe? Personne! Si on ne s'occupe pas de la problématique en amont, on s'en va droit dans le mur au Québec», déplore M. Dufour.