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Les États-Unis deviennent numéro un du minage de bitcoin

Les États-Unis deviennent numéro un du minage de bitcoin
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LONDRES, Royaume-Uni | Les mineurs américains de bitcoin, qui permettent la validation des transactions et la création de la cryptomonnaie, sont désormais les premiers producteurs au monde, alors que l’activité a complètement disparu en Chine, selon une étude publiée mercredi.

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« Les nouvelles données, qui courent jusqu’à fin août, montrent que les États-Unis concentrent 35,4 % (de l’activité, ndlr), contre 16,8 % fin avril, suivis par le Kazakhstan avec 18,1 % (contre 8,2 %) et la Russie 11 % (contre 6,8 %) », commente dans un article Michel Rauchs, auteur de l’étude de l’Université de Cambridge.

Pour faire fonctionner le réseau décentralisé du bitcoin, des processeurs valident des transactions et prouvent leur participation à l’exercice en cherchant à deviner le résultat d’équations complexes.

Ils reçoivent en échange de nouveaux bitcoins, un processus très énergivore appelé « minage » et qui était jusqu’à présent concentré en Chine.

Mais après plusieurs annonces ces dernières années contre les cryptomonnaies, alors que cette technologie décentralisée et difficile à contrôler pour un État inquiète Pékin, qui lance en outre son propre yuan numérique, la Chine a finalement interdit complètement l’activité des mines en juin.

Les mineurs de bitcoin consomment l’équivalent de 0,45 % de la production mondiale d’électricité, estime le Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index (CBECI), soit plus qu’un pays comme les Philippines.

« La conséquence directe de l’action du gouvernement chinois a été une baisse mondiale de 38 % » de la participation des mineurs au réseau bitcoin, note M. Rauchs.

« Cela représente à peu près la part de la Chine avant les mesures gouvernementales, ce qui suggère que les mineurs ont bien cessé leurs opérations, tous en même temps », ajoute-t-il.

Depuis, le réseau a repris une activité aussi intense, et l’a même dépassée, conclut-il.

Une partie importante des mineurs s’est relocalisée aux États-Unis, où ils cherchent des sources d’énergie au prix peu élevé, et où les législateurs sont partagés sur le sujet encore nouveau des cryptomonnaies.

Le président du régulateur des marchés (SEC) Gary Gensler a ainsi qualifié le secteur de « Far West » à plusieurs reprises, même s’il a reconnu fin septembre qu’il n’avait pas le pouvoir d’interdire leur utilisation sans l’appui des parlementaires.

À l’inverse, certains élus surtout du côté de l’opposition républicaine encouragent cette nouvelle source de revenu à la croissance impressionnante.

Le sénateur texan Ted Cruz, invité à une conférence sur le bitcoin, a incité vendredi les mineurs à s’installer dans son État pour profiter du gaz et de l’énergie éolienne produite localement et qui est en partie gaspillée faute de demande.

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