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Préposée non vaccinée: «Ça n’altère en rien mon professionnalisme»

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Depuis sept ans, Annie Rancourt est préposée aux bénéficiaires. Elle travaille en Beauce et fait partie des employés du réseau de la santé qui ont refusé de se faire vacciner.

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À la suite de l’imposition de la vaccination obligatoire, elle a préféré accepter d’être suspendue sans salaire plutôt que d’être vaccinée.

Mercredi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé que le décret imposant la vaccination dans le réseau de la santé serait repoussé d’un mois. Une annonce qui n’a toutefois pas réjoui outre mesure Annie Rancourt.

«On n’a rien gagné», a-t-elle affirmé en entrevue à l’émission de Denis Lévesque. «C’est sûr que c’est une bonne nouvelle, mais est-ce de la poudre aux yeux, parce qu’il a décidé que les gens ne répondent pas assez à ses appels?» ajoute Annie Rancourt.

Cette dernière reproche au gouvernement de l’obliger à quitter un emploi qu’elle adore. Selon elle, la vaccination n’a pas à être imposée au personnel du réseau de la santé.

«Ça n’altère en rien mon professionnalisme. C’est un choix personnel», clame Annie Rancourt.

«Mes collègues se sont tous fait vacciner, parce qu’ils ont décidé de suivre la réglementation gouvernementale. Au début, la vaccination était un choix. Maintenant, c’est une obligation. Pourquoi ça a passé d’un choix à une obligation?» questionne-t-elle.

La préposée aux bénéficiaires assure toutefois n’avoir aucun préjugé envers ses collègues qui ont choisi de se faire vacciner.

«Je les trouve très courageux, parce que j’ai peur des effets secondaires à long terme», explique-t-elle.

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 Anxiété et conspirations

Annie Rancourt admet que la pandémie lui fait vivre beaucoup d’anxiété, ce qui l’a poussée à lire beaucoup d’articles sur internet. Ces textes mentionnent les effets secondaires des vaccins, dont les problèmes cardiaques et pulmonaires.

Lorsqu’interrogée sur les conséquences possibles de contracter la COVID-19, la préposée aux bénéficiaires affirme que ce sont des risques de son métier.

«Durant la première vague, personne n’avait de médicament et personne n’était vacciné. Les trois quarts de mon unité ont été contaminés par les patients qui rentraient malades à l’hôpital. J’ai des consœurs qui sont venues près d’en mourir et ça, c’est notre réalité», martèle Annie Rancourt.

Celle-ci prétend que les vaccins sont quasi inefficaces contre le variant Delta, une information démentie par l’ensemble des épidémiologistes.

Elle affirme également que les vaccins augmentent les risques de cancer; une maladie qui l’effraye beaucoup, avoue-t-elle.

«Je ne comprends pas pourquoi moi je ne sens pas la pertinence de faire vacciner et que ça grafigne tout le monde», s’interroge Annie Rancourt.

Cette dernière remet aussi en question le fait que la majorité des personnes aux soins intensifs sont non vaccinées. 

Elle va même jusqu’à affirmer que plusieurs médecins ont été soudoyés pour gonfler le nombre de décès liés à la première vague de COVID-19.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-dessus.

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