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Rançongiciels: Washington anime mercredi et jeudi un sommet virtuel, sans la Russie

Rançongiciels: Washington anime mercredi et jeudi un sommet virtuel, sans la Russie
Photo AFP

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Washington | Washington réunit virtuellement mercredi et jeudi une trentaine de pays pour renforcer la coopération internationale contre les rançongiciels («ransomware»), a fait savoir un haut responsable de la Maison Blanche, précisant que la Russie n'avait pas été invitée. 

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Les Etats-Unis ont été frappés, notamment au premier semestre 2021, par de nombreuses attaques au rançongiciel, qui consistent à s'introduire dans les réseaux d'une entité pour crypter ses données, puis à réclamer une rançon, le plus souvent en bitcoins, en échange de la clé de déchiffrement.

Participent aux discussions, entre autres: le Royaume-Uni, l'Australie, l'Inde, le Japon, la France, l'Allemagne, la Corée du Sud, l'Union européenne, Israël, le Kenya ou encore le Mexique.

Le haut responsable américain a précisé, lors d'une conférence téléphonique, que quatre pays s'étaient particulièrement impliqués dans les préparatifs, en prenant en charge l'organisation de sessions thématiques: l'Inde, l'Allemagne, l'Australie et le Royaume-Uni.

Les discussions tourneront, toujours selon cette source, autour de quatre thèmes: le renforcement de la résilience face à ces tentatives d'extorsion; le rôle des devises virtuelles pour blanchir les rançons; l'action policière et judiciaire; et enfin la diplomatie.

«Lorsque nous avons commencé à envoyer des invitations, l'envie de participer, d'apprendre, d'aider d'autres pays (...) a été énorme», a assuré le haut responsable.

Interrogée sur l'absence de la Russie, cette source a indiqué: «Pour ce premier tour de discussions, nous n'avons pas invité les Russes pour un certain nombre de raisons.»

Elle a indiqué que Washington et Moscou avaient déjà établi un «canal de communication séparé» sur le sujet.

Même si Moscou nie toute responsabilité, la plupart de ces attaques au rançongiciel ont été imputées à des groupes de hackeurs russophones ou agissant depuis le territoire russe.

En juillet, le président américain Joe Biden avait demandé à Vladimir Poutine d'agir.

Un groupe d'experts américano-russe a été mis en place et a eu des «discussions franches», selon le haut responsable à la Maison Blanche.

«Nous avons vu que le gouvernement russe avait pris certaines actions et nous attendons de voir la suite», a dit la source, sans préciser quelles étaient ces actions.

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