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4e lien, une vraie farce

<strong>Jean-François Gosselin</strong><br><em>Chef de Québec 21</em>
Photo Didier Debusschère Jean-François Gosselin
Chef de Québec 21

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Il y a toujours un risque, pour les candidats dans une campagne électorale, de glisser sur une peau de banane laissée par un adversaire. Le chef de Québec 21 s’est lui-même tendu un piège hier, en évoquant un quatrième lien.

Selon M. Gosselin, le gouvernement devrait non seulement repenser son projet de troisième lien, mais aussi en ajouter un quatrième qui desservirait l’est en passant par l’île d’Orléans. 

D’un côté, tant mieux si le chef de Québec 21 a enfin compris que le projet de troisième lien du gouvernement caquiste n’avait pas de sens. De l’autre, il offre une démonstration sans équivoque de son manque de jugement politique. 

Le gouvernement Legault, faut-il le rappeler, n’est toujours pas parvenu à démontrer le besoin d’un troisième lien, et encore moins à en réunir le financement. 

En pleine pandémie qui met à mal les finances publiques, de penser qu’on pourrait plancher déjà sur un quatrième lien pour Québec, dans une valse des milliards injustifiée, relève de la fabulation.

Puis, comment expliquer que M. Gosselin ait choisi de parler de ce projet de manière improvisée, au détour d’un point de presse sur un tout autre sujet, plutôt que lors d’une sortie planifiée et organisée en conséquence ? Tout cela est difficile à comprendre.

Idées en l’air 

M. Gosselin dit puiser l’inspiration à travers les commentaires que lui font les citoyens dans le porte-à-porte. Mais la responsabilité d’un futur décideur crédible, comme il souhaite le devenir, tient à bien plus qu’aux idées lancées en l’air entre deux portes. 

Le chef de Québec 21 commet la même erreur que lors de la campagne de 2017, soit celle de miser sur des projets qui relèvent non pas du municipal, mais du provincial. 

Sauver les meubles

Celui qui a clamé sur toutes les tribunes que Régis Labeaume avait dessiné son projet de tramway sur une « napkin » n’aurait pu faire plus piètre figure. 

Jean-François Gosselin donne l’impression d’un candidat en panique qui tente de sauver les meubles jusque dans son district de Beauport. 

Ce n’est pas en improvisant de la sorte qu’il gagnera la confiance des électeurs, qu’ils vivent à Beauport ou ailleurs à Québec.

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