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Alex Beaulieu-Marchand accroche ses planches

De nouveaux défis attendent maintenant le médaillé olympique en ski slopestyle

Jeux olympiques de PyeongChang
Photo d’archives Membre de l’équipe nationale depuis 10 ans, Alex Beaulieu-Marchand a remporté la première médaille de l’histoire canadienne en ski slopestyle aux Jeux olympiques de 2018 à Pyeongchang.

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Après 10 ans au sein de l’équipe canadienne et une médaille de bronze en ski slopestyle en 2018 aux Jeux olympiques de Pyeongchang, Alex Beaulieu-Marchand tire un trait sur sa carrière amateur à quelques mois du rendez-vous de Pékin.

Beaulieu-Marchand n’accrochera pas ses skis au clou de la retraite, mais il fait une croix sur les Jeux olympiques et le circuit de la Coupe du monde pour se concentrer sur d’autres projets qui l’emballent et ses études universitaires.

« Ce ne fut pas une décision facile, mais je ne voulais pas faire une autre année au complet pour participer aux Jeux de Pékin, explique-t-il. J’ai atteint pas mal 100 pour cent de mes objectifs en compétition et je veux me donner à 100 pour cent dans ma nouvelle vie. Je vois plus ma décision comme le début d’un nouveau chapitre plutôt que la retraite. »

« J’ai repris l’école à temps plein à l’Université Laval et c’est super intéressant, de poursuivre le médaillé de bronze au championnat mondial de 2019 à Canyons aux États-Unis en Big Air. Quand tu fais le circuit de compétition de la Coupe du monde, tu n’as pas le temps de faire autre chose. Je ne suis plus là dans ma tête. »

Décision bien réfléchie

Beaulieu-Marchand a pris tout l’été pour bien mijoter sa décision.

« Après avoir été nommé sur l’équipe nationale au terme de la dernière saison, j’ai pris tout l’été pour penser à mon avenir, raconte-t-il. Après 10 ans, j’en suis venu à la conclusion que c’était le bon moment de céder ma place à des plus jeunes qui ont énormément de talent et dont le rêve est de participer aux Jeux. J’ai tout donné et je suis heureux de ma carrière. J’ai suivi ce que j’avais dans le cœur et j’ai annoncé ma décision aux dirigeants de l’équipe nationale en septembre. »

« Pour gagner, tu dois avoir le couteau entre les dents, de poursuivre le skieur acrobatique de 27 ans qui compte deux médailles à son actif en Coupe du monde dont une devant ses proches à Stoneham en 2017. Les manœuvres sont de plus en plus incroyables et moi j’ai moins le goût d’avoir le couteau entre les dents. »

Blessé à une épaule à sa dernière Coupe du monde en février 2020 à Calgary, Beaulieu-Marchand a dû passer sous le bistouri. De retour sur ses planches, il a participé aux X Games à Aspen en janvier dernier. 

« Si jamais je reçois une invitation, je ne ferme pas la porte à un retour aux X Games, indique l’étudiant en administration. Je n’ai plus le désir de suivre le circuit de la Coupe du monde et tout le processus de qualification menant aux Jeux olympiques, mais je suis ouvert à disputer une ou deux compétitions professionnelles. Et si je ne suis pas invité ou que je préfère ne pas y aller, je vais avoir terminé ma carrière sur une bonne note en terminant en 4e place en slopestyle et en Big Air. »

Une nouvelle passion pour la poudreuse 

S’il renonce à participer à ses troisièmes Jeux olympiques en carrière, Alex Beaulieu-Marchand demeure tout aussi passionné par son sport, mais il souhaite explorer de nouveaux horizons.

« Ma passion du ski est encore à 100 pour cent, mais je dois aller vers d’autres objectifs, résume le médaillé de bronze de Pyeongchang en ski slopestyle. Depuis mon enfance, mon rêve était de participer aux Jeux olympiques, aux X Games et de faire du ski urbain et je suis très, très heureux d’avoir pu réaliser tous ces rêves. »

L’appel de l’Ouest et de la poudreuse est maintenant ce qui le fait carburer. 

« La haute montagne, la poudreuse, le back country, c’est là que je veux aller maintenant, mentionne-t-il. On peut montrer notre créativité. »

Débuts dans l’industrie du film

Beaulieu-Marchand fait de nouveau équipe avec un ancien coéquipier de l’équipe nationale de slopestyle Alexi Godbout qui produit maintenant des films. Le film de Godbout Tales from Cascadia produit par Blank Collective Films est en nomination dans plusieurs catégories du Festival iF3 dont les gagnants seront dévoilés en direct de Whistler le 23 octobre.

Beaulieu-Marchand sera sur place lors de la soirée de Gala. Le Festival iF3 est un rendez-vous annuel pour les films de ski et de planche.

« Je travaille avec Alexi et Stan Rey qui sont deux de mes bons amis et que j’idolâtrais en grandissant, raconte-t-il. Quand je me suis joint à l’équipe nationale, Alexi était un vétéran dans l’équipe. Il y a aussi Jeff Thomas qui est une légende au montage. Je suis tout nouveau dans cette industrie et ils m’apprennent énormément. »

Quelques facteurs décisifs

Éprouvé par les blessures au cours de sa carrière, Alex Beaulieu-Marchand est conscient des risques de sa nouvelle passion.

« Il y a encore des risques, mais c’est la sphère où j’ai le goût d’apprendre. C’est un nouveau défi. Je n’ai jamais eu aussi hâte de skier en début de saison. »

Quelques autres facteurs ont fait pencher la balance dans la décision de Beaulieu-Marchand.

« En quittant le circuit de la Coupe du monde, j’aurai plus de temps pour mes commanditaires. Je pourrai aussi m’impliquer dans le programme week-end ski. Les conditions sont belles l’hiver à Whistler où j’ai maintenant un pied-à-terre. Avec la COVID-19, c’est devenu moins plaisant de voyager et la pandémie a aussi joué dans ma décision. »

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