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Balarama Holness porte plainte à la police pour des propos haineux

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Le candidat à la mairie de Montréal Balarama Holness, qui se qualifie lui-même de «troisième voie» dans la course, dénonce des propos haineux dont il est victime. Il a d’ailleurs porté plainte auprès de la police.

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«C’est un camion de haine qui m’a frappé [jeudi] matin. Je suis un peu ébranlé», a-t-il admis au téléphone. Il confirme qu’il a porté plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), après y avoir été encouragé par son entourage.

Jeudi, le chef de Mouvement Montréal a choisi de partager sur Twitter un courriel qu’il a reçu, qui comprenait notamment des propos racistes et des menaces de mort.

Un certain Jos Monferand a écrit à M. Holness en lui disant qu’il doit «être tué».

«Fais-nos (sic) plaisir Dolarama, suicides-toi, sinon demande à quelqu’un de te fusiller», peut-on notamment lire dans le courriel, qui comprend aussi le recours au mot en «n».

«Normalement, ces messages ne m’affectent pas, mais celui-là m’a atteint, a dit M. Holness. Depuis 2018 et la consultation publique sur le racisme systémique, je reçois des messages comme ça. Celui-là est beaucoup plus violent que d’autres. C’est une autre coche au-dessus de ce que je reçois normalement», a ajouté l’aspirant maire.

  • Écoutez le commentaire de Geneviève Pettersen sur QUB radio 

M. Holness est issu de la diversité montréalaise alors que son père est d’origine jamaïcaine et que sa mère est Québécoise caucasienne. Lui-même a grandi dans la métropole.

Ses deux principaux adversaires dans la course à la mairie de Montréal lui ont offert leur soutien.

«Peu importe nos orientations politiques, le respect est non-négociable. Les mots et gestes racistes, sexistes, homophobes et irrespectueux sont absolument intolérables, tout comme l’intimidation sur les réseaux sociaux», a déclaré Denis Coderre, chef d’Ensemble Montréal, après avoir été invité à réagir.

De son côté, Valérie Plante, cheffe de Projet Montréal, s’est tournée vers Twitter pour offrir sa perspective. «Ces commentaires sont inacceptables. Peu importe l’allégeance politique, tous les candidat-es méritent le respect», a-t-elle écrit.

Plusieurs autres personnalités publiques et politiciens ont appuyé M. Holness sur les réseaux sociaux, dont Benoit Charette, ministre responsable de la Lutte contre le racisme, qui a condamné les propos en question.

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