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«Coups de food» : hommage aux restaurateurs

«Coups de food» : hommage aux restaurateurs
PHOTO COURTOISIE

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La septième saison de «Coups de food», qui s’amorçait à Zeste vendredi dernier, est drôlement symbolique pour Sébastien Benoit. Cette année, l’animateur gourmand et gourmet dédie son rendez-vous hebdomadaire à la résilience des restaurateurs, qui, on le sait, en ont bavé pendant la pandémie. 

Sébastien Benoit s’est promené dans les restaurants de la province avec ses invités dans les derniers mois, pour les tournages des nouveaux épisodes de «Coups de food». Comme le veut le concept, il s’est arrêté dans quatre établissements par jour pour savourer les coups de cœur culinaires de ses convives.

«Coups de food» : hommage aux restaurateurs
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Il a donc vu, de ses yeux, combien la pente est difficile à remonter pour les propriétaires de bistros, comptoirs, crèmeries et autres grandes tables au terme de la situation des 20 derniers mois. Ouvertures, puis fermetures impromptues, nécessité d’achat de matériel de protection coûteux, manque criant de main-d’œuvre : les écueils ont été nombreux, et Sébastien Benoit tient à rendre hommage à ces battants.

«Quand on s’installe dans les établissements pour tourner, on doit obligatoirement poser une affichette dans la fenêtre pour avertir les clients. Et, à côté de notre affiche, il y avait toujours des papiers indiquant : "Aide recherchée", que ça soit en cuisine, sur le plancher, de jour, de soir... Ils ont besoin de main-d’œuvre», déplore Sébastien.

Partout au Québec

Après sept ans, «Coups de food» a acquis ses lettres de noblesse, et les restaurateurs sont toujours contents d’accueillir l’équipe de l’émission bouffe entre leurs murs, car celle-ci génère une affluence dans leur commerce dans les jours suivants. Or, en 2021, la publicité amenée par «Coups de food» crée un «beau problème».

«Ils ont de la difficulté à suffire à la demande, parce qu’ils ne sont pas chanceux au niveau de la main-d’œuvre, précise Sébastien. J’ai rencontré beaucoup de restaurateurs souriants, conciliants, facilitants, mais à bout de souffle. Beaucoup de restos qui étaient autrefois ouverts du mardi au samedi, ouvrent maintenant du jeudi au samedi. Et il faut quand même continuer d’aller encourager ces endroits... en réservant d’avance!»

N’empêche, «Coups de food» nous mettra quand même l’eau à la bouche tout l’automne, avec des visites dans les Laurentides, Lanaudière, à Saguenay, à Québec et à Montréal, en compagnie de personnalités comme Anaïs Favron, Mehdi Bousaidan, Félix-Antoine Tremblay, Anick Lemay, Sabrina Cournoyer, Frédéric Pierre, Julie Houle et Pierre-Yves Roy-Desmarais.

Comme toujours, Sébastien Benoît s’est régalé. Car, oui, il mange bel et bien quatre repas par journée d’enregistrement.

«Coups de food» : hommage aux restaurateurs
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«Parfois, mon estomac et mes intestins me disent que c’est beaucoup, mais je suis prêt à me sacrifier pour la cause! (rires) Les gens me demandent souvent si on fait réellement tout ça la même journée... La réponse est oui! Pendant 14 heures...»

Un premier Gémeaux

«Coups de food» n’a pas qu’aiguisé la bonne fourchette de Sébastien Benoit. Ce projet, bâti autour de lui et spécialement pour lui, lui a permis de rafler, le mois dernier, son premier Gémeaux en carrière. Son tout premier trophée en 26 ans de métier, en fait, après plusieurs nominations, tant aux Gémeaux qu’aux Artis.

Pour celui qui a jadis piloté «La fureur» en remplacement de Véronique Cloutier, «Occupation double» après Éric Salvail, Joël Legendre et Pierre-Yves Lord, et qui a pris le relais de Guy Mongrain à «La poule aux œufs d’or», d’avoir été décoré pour «son» bébé revêt une signification particulière.

«C’est une émission qui me ressemble, notre équipe est tissée serré et, à trois semaines du début de la saison de "Coups de food", ça donnait une publicité inespérée aux restaurateurs», souligne le lauréat.

«La poule...» continue

Sébastien Benoit tient aussi toujours les rênes de «La poule aux œufs d’or», secondé par sa complice Julie Houle, pour une quatrième saison. Il se ravit de pouvoir, cet automne, avec les consignes sanitaires assouplies, recevoir les gagnants du jeu en studio, dans le respect de certaines mesures.
«Mais on ne peut pas sauter dans les bras des gens, se désole-t-il. C’était un peu ma marque de commerce, alors c’est un ajustement. Mais d’avoir du public en studio, c’est super et ça fait une grosse différence.»

«Coups de food», le vendredi, à 22 h, à Zeste. «La poule aux œufs d’or», le dimanche, à 17 h 30, à TVA. Sébastien Benoit coanime aussi «Y’est 4 h quelque part» avec Isabelle Racicot et José Gaudet, du lundi au jeudi, à 16 h, à Rythme FM.