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Hoffman aurait peut-être aidé

Hoffman aurait peut-être aidé
Photo AFP

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Carey Price n’a pas manqué au Canadien à son match inaugural. C’est de Mike Hoffman, plutôt, dont le Tricolore aurait eu besoin. 

Tout ça pour dire que les unités spéciales ont fait la différence dans cette première rencontre de la saison remportée par les Leafs.

Le Canadien n’a pu profiter de quatre supériorités numériques, dont trois alors qu’il lui fallait marquer un but pour créer l’égalité en troisième période.

Parmi celles-ci, il s’est retrouvé en avantage de deux hommes pendant une minute et 44 secondes.

C’est le genre de chose qui ne pardonne pas et qui fait mal à la fin de la soirée.

En bonne compagnie

Hoffman est un spécialiste des supériorités numériques.

Depuis qu’il est joueur régulier dans la Ligue nationale, c’est-à-dire depuis huit ans, il totalise 67 buts en avantage numérique.

Ce chiffre lui confère le 13e rang dans le circuit pour les saisons 2013-2014 à 2020-2021.

Vous voulez savoir qui le devance?

Vous ne serez pas surpris de savoir que la palme revient à Alex Ovechkin, avec 142 buts, pour un grand total de 269 en carrière.

Il n’est qu’à cinq du record de tous les temps appartenant à Dave Andreychuk.

Pour revenir aux huit dernières saisons, Steven Stamkos vient loin derrière Ovechkin, avec 93 buts en supériorité, un de plus que Joe Pavelski.

Je vous donne en mille qui est quatrième.

Pensez-y un peu avant de poursuivre plus bas.

Ne regardez pas, les coquins.

Vous êtes «sur la coche» si vous avez répondu Wayne Simmonds, qui a inscrit la plupart de ses 82 buts avec les Flyers de Philadelphie.

Sidney Crosby vient au cinquième rang avec 75 buts, suivi de son coéquipier Evgeny Malkin et de Jamie Benn avec 72 chacun, John Tavares avec 70, Leon Draisaitl avec 69, Patrice Bergeron, Tyler Seguin et David Pastrnak avec 68 chacun.

Hoffman est à égalité avec Brayden Schenn, avec 67.

On raconte qu’il n’est bon que pour ça, mais ce n’est pas grave!

S’il est capable de marquer dans les moments critiques, on sera prêt à lui pardonner bien des choses.

Bravo, Jonathan!

Dans l’ensemble, la troupe de Dominique Ducharme a offert une performance en montagnes russes face aux Leafs.

On ne voyait qu’elle sur la patinoire au cours des huit premières minutes de la rencontre.

Le trio de Jonathan Drouin, Christian Dvorak et Josh Anderson, qui a encore fourni une performance inspirante, étourdissait les Leafs.

Leurs efforts ont été récompensés à la suite d’un revirement commis par les Leafs en zone adverse.

Anderson et Drouin se sont présentés dans le territoire torontois avec un défenseur entre eux. Anderson a complété une belle passe à Drouin, qui n’a pas raté sa chance.

Drouin qui marque à son retour au jeu après une absence de six mois causée par des troubles d’anxiété.

Un scénario digne d’un film!

Effet de courte durée

Tout le monde se réjouissait pour lui sur le banc des joueurs et dans les salons du Québec, mais l’euphorie a été de courte durée.

Moins de trois minutes plus tard, Pierre Engvall ramenait les deux équipes à la case départ, une seconde seulement avant qu’Alexander Romanov ne sorte du banc des pénalités.

Ce but a coupé les jambes au Canadien.

À partir de ce moment, l’équipe n’a plus joué avec le même entrain qu’en début de match.

Jake Allen a permis aux siens de demeurer à égalité en deuxième période.

En début de troisième, William Nylander, qui est une véritable bête noire pour le Tricolore, a donné les devants aux Leafs.

Un but typique d’un marqueur capable de loger la rondelle dans la moindre ouverture.

Ce que le Canadien n’a pas été en mesure de faire plus tard dans la période.

Attention ce soir!

On peut toujours dire qu’il ne s’agissait que d’un premier match, mais tous les points ont leur importance au classement.

Et ce serait une grave erreur de penser que la victoire est acquise d’avance, ce soir, à Buffalo.

Les équipes ont l’habitude de fournir un effort spécial à leur match d’ouverture locale.

Les Sabres ont beaucoup à prouver et à se faire pardonner. Tout le monde leur prédit une 11e exclusion consécutive des séries, mais le Tricolore devra les prendre au sérieux s’il veut rentrer à Montréal avec une récolte de deux points sur une possibilité de quatre.

Il faut s’attendre à voir Samuel Montembeault devant le filet, puisqu’un troisième match en quatre jours attend le Canadien samedi soir, au Centre Bell, face aux Rangers de New York.