/opinion/columnists
Navigation

Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée

Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Coup d'oeil sur cet article

Le réseau de la santé fonçait dans un iceberg et le ministre Christian Dubé devait donner un coup de barre.

Il l’a fait mercredi avant-midi.

Si le gouvernement allait de l’avant avec la vaccination obligatoire le 15 octobre, les conséquences auraient été catastrophiques.

M. Dubé a été clair : « Si on continue comme ça, on va foncer dans un mur. »

On parle, par exemple, de 35 salles d’opération et de 600 lits de courte durée qui auraient dû être fermés.

On peut imaginer que des drames humains auraient découlé de cette obligation. En regardant la balance des inconvénients, le gouvernement a pris la bonne décision.

Une décision sans plan

C’est le gouvernement qui a fixé l’échéancier du 15 octobre.

On comprend, aujourd’hui, que le gouvernement a pris cette décision sans avoir le portrait de la situation et surtout sans prévoir les conséquences de cette décision.

Aucune entreprise n’aurait pris une telle décision sans connaître les chiffres et être en mesure de voir les impacts sur le terrain.

Avec une campagne de recrutement qui connaît un succès très limité, il aurait été complètement fou de suspendre 22 000 employés, du jour au lendemain, sans plan de match.

Le gouvernement n’aurait pas pu vivre avec le risque des conséquences du retrait des employés non vaccinés, surtout lorsqu’on parle de la santé.

15 novembre

Même avec beaucoup de poudre de perlimpinpin, le ministre de Santé ne pourra pas vacciner tous les employés de la santé d’ici 30 jours. Comme l’a bien dit le Dr Benoit Heppell : « Le ministre de la Santé n’est pas à la tête du ministère de la Magie. »

Est-ce que, dans 30 jours, la situation sera adéquate pour imposer la vaccination ? On verra.

Cependant, ne soyez pas surpris si M. Dubé donne un autre coup de barre à quelques heures du 15 novembre.