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Inconduites dans l’armée: le NPD réclame le départ du ministre Sajjan

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan
Photo AFP Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan

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Le Nouveau Parti démocratique (NPD) réitère son appel au départ du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, à la suite de l’enquête pour inconduite sexuelle contre le lieutenant-général Trevor Cadieu, qui devait être promu au poste de chef de l’armée de terre.

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Cette nouvelle est tombée alors que Justin Trudeau et sa garde rapprochée sont à même de faire leurs choix sur la composition du prochain conseil des ministres, qui, selon toute vraisemblance, devrait être annoncée avant la fin du mois.

«Combien de fois faut-il informer le premier ministre de ces enquêtes avant qu’il ne fasse quelque chose? Avant qu’il ne fasse quoi que ce soit?» a demandé jeudi le chef néodémocrate Jagmeet Singh dans une déclaration écrite.

«Le ministre Sajjan et le premier ministre ont constamment laissé tomber les femmes militaires et la population canadienne en nommant et en protégeant des hommes incompétents ou indifférents face au changement du statu quo. Leur mauvaise gestion prolongée de la situation est absolument inacceptable», a-t-il lancé.

Depuis le printemps, les partis d’opposition, incluant le NPD, mais aussi le Bloc québécois et le Parti conservateur, réclament le départ du ministre Sajjan en raison de sa gestion des dossiers liés aux allégations d’inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes.

La gestion problématique de ces cas ne date pas d’hier. Un examen exhaustif sur le sujet, produit par l’ancienne juge Marie Deschamps, avait été déposé en 2015. Celui-ci proposait entre autres choses la mise sur pied d’un mécanisme externe à l’armée pour traiter ces cas.

Ce mécanisme n’aura pas été totalement mis en place, car depuis le début de l’année les nombreux cas d’inconduites ont laissé paraitre le manque de transparence des processus décisionnels.

Pour apaiser les critiques, le ministre Sajjan a lancé un nouvel examen qui sera dirigé par l’ancienne juge à la Cour suprême, Louise Arbour. Son mandat est toutefois largement similaire à celui de Marie Deschamps.

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