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On manque de bras et c'est le bon moment de négocier son salaire

On manque de bras et c'est le bon moment de négocier son salaire
Photomontage: Marilyne Houde

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La rareté de main-d’œuvre n’a pas que du mauvais pour les travailleurs : ils se retrouvent dans un marché du travail où ils ont le gros bout du bâton lors des négociations. C’est le moment idéal pour tenter d’aller chercher un meilleur salaire, et surtout s’assurer d’avoir des conditions de travail intéressantes à long terme. 

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«Les grands gagnants de cette pénurie-là sont ceux qui seront capables de bien négocier leurs conditions de travail pour éviter de tomber malades. Si des employés se sentent respectés dans leur environnement de travail et ont un bel équilibre travail/vie personnelle, ils ne voudront pas quitter», affirme le professeur Angelo Dos Santos Soares, professeur titulaire au Département d'organisation et ressources humaines de l’ESG UQAM. 

Angelo Dos Santos Soares, professeur titulaire au Département d'organisation et ressources humaines de l’ESG UQAM.
angelosoares.ca
Angelo Dos Santos Soares, professeur titulaire au Département d'organisation et ressources humaines de l’ESG UQAM.

Les employeurs qui refusent d’offrir un modèle flexible, largement popularisé par la pandémie, pourraient bien se tirer dans le pied. D'ailleurs, 90% des nouveaux télétravailleurs disent être aussi productifs à la maison qu'au bureau, selon un sondage de Statistique Canada. Une fois qu’on y a pris goût et qu’on a montré qu’on pouvait être productif sans se rendre au bureau et en faisant ses heures au moment où ça nous semble le plus logique, on n’a pas envie de se faire retirer ces conditions de travail.  

«Le télétravail a été un laboratoire collectif et je crois que la pénurie de main-d’œuvre va influencer les organisations à garder le modèle hybride, sans quoi ils vont perdre du monde», croit Manon Poirier de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). 

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Manon Poirier, CRHA, directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA).
Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA)
Manon Poirier, CRHA, directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA).

Hausses de salaires 

Si vous voulez aller chercher quelques dollars de plus, c’est aussi le bon moment : les prévisions de hausses salariales sont de l’ordre de près de 3% pour 2022 au Québec, un chiffre record depuis près de 10 ans.  

Avec la reprise économique et les défis de recrutement qu’occasionnent la pénurie, tout porte à croire que les organisations devront délier les cordons de la bourse, d’après une récente enquête de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). 

Et une fois que le salaire est revu à la hausse, c’est bien rare qu’il redescende. Pour ces raisons, la situation actuelle est une belle opportunité pour faire grimper sa valeur rapidement. 

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