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Question de lecteur: Comment bien choisir le moment où on retire ses REER?

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Question de Louis : Un parent est sur le point de prendre sa retraite ; il a 65 ans. Il n’a pas accès à un fonds de pension avec un employeur et a un REER de moins de 20 000 $. Ses revenus futurs se limiteront aux rentes gouvernementales (RRQ, PSV, SRG). [...] Serait-il préférable qu’il encaisse tous ses REER avant de prendre sa retraite ? La prise de REER est-elle vraiment la meilleure option pour les travailleurs qui n’auront pas d’autres sources de revenus que les régimes gouvernementaux à leur retraite ?

Nicolas Brazeau, planificateur financier chez Gestion de patrimoine TD, indique que vous mettez de l’avant un argument intéressant : le REER n’est pas la solution idéale pour tous les épargnants. Il souligne que pour déterminer si le REER est le meilleur véhicule d’investissement, il est essentiel d’estimer avant tout les revenus à court, moyen et long terme d’un individu, ce qui permettra de brosser un portrait complet de sa situation financière.

Le REER est un outil principalement utilisé pour reporter l’impôt dans le temps et il n’est réellement pertinent que si le revenu imposable de l’individu pendant qu’il travaille est supérieur ou comparable à celui qu’il aura à la retraite. 

Penser au CELI

Pour la personne à qui vous faites référence, le CELI (compte d’épargne libre d’impôt) aurait probablement été plus avantageux à long terme qu’un REER. 

Une autre option envisageable serait de laisser le REER s’accumuler à l’abri de l’impôt jusqu’aux 71 ans de votre parent et qu’il effectue les retraits forfaitaires obligatoires à partir de 72 ans, c’est-à-dire l’année suivant la conversion du REER en FERR. Cela permettra de limiter l’impact sur le supplément de revenu garanti (SRG) qu’il touchera. Ce faisant, il pourrait donc bénéficier du SRG jusqu’à 72 ans, mais éviterait de payer de l’impôt immédiatement sur ses investissements. Le rendement anticipé des investissements, en fonction de la tolérance au risque de l’investisseur, pourrait aider à déterminer quel scénario serait la meilleure option. 

Nicolas Brazeau recommande de discuter avec un conseiller financier afin de mettre sur pied la meilleure planification financière possible en fonction de la situation spécifique de votre parent.


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