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Report de la vaccination obligatoire: un mois de plus pour mieux s’organiser face à la pénurie

Infirmières
Photo d'archives, Agence QMI

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Le report de la vaccination obligatoire dans un mois va permettre au réseau de mieux s’organiser pour pallier la pénurie de personnel.

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« On n’avait pas les données pour évaluer l’impact (des départs). Il fallait que chaque établissement fasse l’inventaire. Tout ce travail-là demande du temps, de la rigueur. Le délai était très court », réagit Roxane Borgès Da Silva, professeure spécialisée dans la gestion du réseau de la santé. 

L’imposition de la vaccination obligatoire a été annoncée en août dernier. Jusqu’à tout récemment, des centres intégrés de santé et de services sociaux ignoraient l’impact global des départs dans des services aux patients.      

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Paul Brunet, Président directeur-général du Conseil de protection des malades avec Richard Martineau sur QUB radio :    

Belle flexibilité 

Selon Olivier Jacques, spécialiste des politiques en santé, la bureaucratie du réseau de la santé est complexe, et une telle mesure est difficile à implanter si rapidement. 

« Il [Christian Dubé] va avoir montré une belle flexibilité, je ne pense pas qu’il perd de la crédibilité », dit ce professeur à l’Université de Montréal, au sujet du report. 

« Ce qui aurait mal paru, c’est de voir des bris de services, des retards dans le rattrapage du délestage. Les gens veulent la vaccination obligatoire, mais ils ne veulent pas en subir les conséquences », ajoute-t-il.

  • Écoutez l’entrevue de Kim Lavoie, professeur de psychologie en médecine du comportement à l’UQAM

Pas plus de vaccinés 

Selon M. Jacques, l’idée d’un report faisait partie des options du gouvernement dès l’annonce. Or, il ne croit pas que le mois supplémentaire servira à convaincre beaucoup de récalcitrants.. 

« Peut-être que ça va en convaincre quelques-uns, mais il y a un noyau dur de gens qui ne se feront pas vacciner », dit-il, ajoutant que le gouvernement devra être ferme au 15 novembre, sans quoi la crédibilité pourrait en souffrir. 

Ce qu’ils ont dit         

« J’aurais eu peur pour le système de santé, que ça crée des situations dangereuses, avec les délais de chirurgies qu’on a déjà, le manque de personnel. »

–Dre Judy Morris, présidente de l’Association des médecins d’urgence du Québec

« En un mois, on ne pourra pas convaincre ceux qui ne sont pas encore convaincus, [...] mais ça pourra permettre de recruter plus de personnes. »

– Dr David Lussier, gériatre

« C’est une sage décision [...] D’appliquer le plan de contingence vendredi aurait été catastrophique »

– Claire Montour, présidente de la Fédération de la Santé du Québec

« On évite le chaos à court terme, mais nous ne sommes pas sorties du bois »

– Isabelle Groulx, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé

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