/sports/hockey/canadien
Navigation

Logan Mailloux: «C’est fait et je regarde vers l’avant», affirme France Margaret Bélanger

La présidente Sports et divertissement du Groupe CH, France Margaret Bélanger
Photo d'archives, Agence QMI (Joël Lemay) La présidente Sports et divertissement du Groupe CH, France Margaret Bélanger

Coup d'oeil sur cet article

Dix-neuf mois. Voilà à quand remonte la dernière fois que le Canadien de Montréal a joué à guichets fermés au Centre Bell. C’était le 10 mars 2020.

• À lire aussi: Le Rocket ouvre sa saison avec panache

• À lire aussi: COVID-19: «C’était un véritable casse-tête» - Pierre Gervais

C’est donc dans une atmosphère vraisemblablement survoltée qu’Alexis Lafrenière et les Rangers de New York rendront visite au Tricolore samedi soir, sur les ondes de TVA Sports.

Si l’organisation se réjouit de retrouver sa capacité maximale, il n’en demeure pas moins que la vente de billets a quelque peu souffert, puisque la décision n’a été rendue que le 30 septembre.

«Ça nous donne peu de temps pour vendre tous ces billets-là, a admis la présidente Sports et divertissement, France Margaret Bélanger, sur les ondes de JiC, vendredi. Ce qui complexifie aussi un peu la situation, c’est que nous avons planifié la saison avec la capacité qui nous a été accordée. C’est-à-dire 7500 billets.»

Par conséquent, il pourrait rester plusieurs sièges disponibles au cours des prochains matchs à domicile. Reste que les partisans ont eux aussi hâte de venir encourager le CH.

«La demande est très forte. Cependant, on a trois autres matchs en octobre, soit les 19, 21 et 23. Ce sont environ 55 000 billets qu’on avait en vente pour octobre, à court avis.»

«C’est assez exceptionnel.»

Un absent de taille

C’est toutefois sans son joueur de concession que le club inaugurera sa saison à domicile, samedi soir. Le gardien Carey Price brillera certes par son absence. 

La percutante annonce selon laquelle l’homme masqué adhérait au programme d’aide de la Ligue nationale de hockey a symbolisé à la fois un acte de courage et une montagne russe émotionnelle entre les murs de la concession.

«Lorsqu’on a appris ça la semaine dernière, on a pensé à l’homme, à l’humain, avant tout. On le connaît Carey, on a l’occasion de le croiser et de lui parler. S’il a pris cette décision, c’est qu’il a considéré qu’il avait besoin d’aide. 

«D’une part, on se réjouit de sa décision d’aller chercher de l’aide. D’autre part, du point de vue affaires, c’est un joueur adoré d’un grand nombre de partisans.»

La «vague d’amour» témoignée à l’endroit du numéro 31 a toutefois rassuré et impressionné la haute direction. 

«On a fait un montage avec une centaine de messages d’encouragement. Comme Marc [Bergevin] le disait jeudi de la semaine dernière, on a bon espoir que Carey va nous revenir. Ce n’est qu’une pause pour mieux revenir.

«C’est sûr qu’on compte là-dessus. Mais encore une fois, les aspects financiers sont très secondaires et on a très hâte de le revoir.»

Logan Mailloux: pas question de revenir en arrière

L’autre épineux dossier chez les Canadiens est l’étonnante décision de jeter leur dévolu sur Logan Mailloux au premier tour du dernier repêchage de la LNH, malgré son auto-exclusion de l'encan. 

Invitée à commenter la stratégie de sélectionner l’Ontarien, qui a été reconnu coupable de filmer et de distribuer la vidéo de sa partenaire et lui pendant un ébat sexuel en Suède, France Margaret Bélanger insiste sur le fait qu’elle n’est pas en position de la condamner.

«Dans mon rôle, au niveau professionnel avec l’organisation, cette décision a été prise. Elle est prise. Je ne reviens pas en arrière. C’est fait et je regarde vers l’avant.»  

Mme Bélanger a ajouté qu’il faut s’en tenir au plan d’action et de consentement de 1 million $ mis en place par Geneviève Paquette, vice-présidente engagement communautaire et directrice générale de la Fondation du Canadien le mois dernier. Celle-ci avait elle-même exprimé des réserves quant au choix controversé de l'équipe pendant son point de presse.

«C’est là où mes efforts se trouvent, a fait savoir Mme Bélanger. C’est-à-dire comment améliorer cette fâcheuse situation et la tourner en quelque chose de constructif. Comment on fait et quelles sommes, ou ressources, on met de l’avant.»

La présidente Sports et divertissement du Groupe CH, France Margaret Bélanger
Capture d'écran, Agence QMI

L’objectif demeure d’éduquer et de sensibiliser les jeunes joueurs afin de maintenir le respect d’autrui.

«C’est quoi le respect exactement et la fameuse question du consentement? Ça peut se change un consentement. Ça peut être "ok" ou ça peut être "non". 

«Nos emphases sont maintenant là-dessus. C’est là où je veux mettre les efforts.»

Cryptomonnaie et «jetons» numériques

Comme plusieurs organisations sportives d'Europe, les Canadiens pourraient bientôt emboîter le pas au FC Barcelone et l’AC Milan en autorisant des paiements en cryptomonnaie.

«C’est un phénomène que l’on voit de plus en plus. Je pense que c’est appelé à rester. À mon avis, ce n’est pas une phase qui va disparaître.»

D’ailleurs, le Club de hockey Canadien a déjà effectué un virage technologique pour répondre à une certaine demande.

«Le concept des NFT [Non-Fungible Tokens] est présent aussi. Nous sommes embarqués en faisant l’émission de 6000 images. Nous sommes une des seules équipes à être allées de l’avant avec ça. Tout ça a été vendu dans le temps de le dire.

«Les gens maintenant, ils veulent collectionner. Au lieu d’avoir une carte de hockey ou quelque chose à transporter dans une valise [...], ils veulent quelque chose dans leur téléphone ou leur tablette et ça s’échange ou ça se vend.»

À voir aussi