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Octobre, mois du deuil périnatal: aider les familles à traverser cette épreuve

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Il n'y a rien de pire pour des parents qu'une chambre de bébé vide alors qu'on attendait la naissance d'un enfant. 

À 37 semaines de grossesse, Nadine Belzile a remarqué que son bébé bougeait beaucoup moins. Le médecin l'a rassurée, mais deux jours plus tard, le bébé était décédé d'une infection du placenta. «C'est un bébé qui aurait pu être sauvé parce qu'à l'autopsie, elle était normale, se désole Mme Belzile. Elle n'était pas malade, n'avait pas de malformation congénitale.»

Les années qui ont suivi ont été un véritable enfer pour la jeune maman. «J'ai fait trois grosses dépressions dans les cinq années qui ont suivi. En plus de souffrir d'un choc post-traumatique», a-t-elle raconté vendredi à TVA Nouvelles.

Au Canada, 3000 bébés meurent chaque année dans le ventre de leur mère. En ce mois du deuil périnatal, pour aider ces familles endeuillées, Allaitement soleil de Shawinigan vient de mettre sur pied un service d'aide, qui inclut des rencontres de groupe.

«Il y a beaucoup d'écoute, a dit Joëlle Massé, responsable des communications pour l'organisme. Ils ont besoin qu'on les écoute immédiatement, au moment où l'émotion est présente. De dire tout ce qu'ils veulent sans que ce soit tabou. Des fois, la famille essaie tellement d'aider avec des mots réconfortants et ça a l'effet contraire.»

Le même service existe à Trois-Rivières depuis une dizaine d'années. Maternaide et l'intervenante Anik Bertrand ont pu aider de nombreuses familles. «C'est beaucoup, sortir de sa solitude. On a l'impression qu'on est les seuls. C'est vraiment précieux pour ces familles-là.»

Après l'épreuve qu'elle a subie, Mme Belzile s'est donnée pour mission de diminuer le nombre de mortinaissances de 30 %. Elle a donc créé le site bébébouge.ca, qui incite les futures mamans à compter les mouvements de bébés de façon à noter les changements et consulter au besoin.