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Partie remise?

hôpital Pierre-Boucher
Photo d’archives

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Aujourd’hui a failli être une triste journée. Le ministre de la Santé voulait suspendre le personnel soignant inadéquatement vacciné afin de « protéger » les malades. Et ce, alors que notre système de santé, éternellement au bord de l’effondrement, hypothèque déjà la santé des Québécois. Heureusement, il s’est ravisé... jusqu’au 15 novembre !

Réalité

Idéalement, le vaccin serait efficace à 100 % et toute la population serait inoculée. Mais la réalité est autre.

La réalité est que notre système de santé ne peut s’offrir le luxe de perdre 27 051 travailleurs, dont plus de 4000 infirmières, 800 médecins et 150 inhalothérapeutes. On nous annonçait d’ailleurs des « bris de services », un euphémisme pour avertir que les soins seraient rationnés.

Pourtant, la présence de travailleurs inadéquatement vaccinés est un problème surfait. On peut protéger les malades sans réduire les soins. M. Dubé l’a finalement compris. Il suffit de soumettre régulièrement le personnel concerné à des tests rapides ou PCR. C’est infiniment plus simple et plus économique que d’essayer de convaincre des milliers d’infirmières retraitées de reprendre du service ou de réinventer l’organisation d’un réseau sclérosé.

Certes, aucun test n’est fiable à 100 %. Mais les personnes adéquatement vaccinées ne sont pas totalement fiables non plus puisqu’elles peuvent attraper et transmettre la maladie. Aucune solution n’est parfaite ! Mais une infirmière non vaccinée mais testée vaut mieux qu’une infirmière absente.

Chose certaine, il est immoral de priver des malades de soins alors qu’une solution existe pour vérifier l’innocuité des non-vaccinés. Il est inhumain d’annuler des chirurgies. Et il est abject de laisser des cancers évoluer, et ce, quelle qu’en soit la raison.

Orgueil

La stratégie d’obligation vaccinale du ministre a échoué. Il a eu parfaitement raison de ravaler sa fierté, de penser aux malades et d’accepter de tester le personnel. Soigner les malades devrait l’emporter sur toute autre considération, que l’on soit le 15 octobre ou le 15 novembre !

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