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Balarama: un excellent candidat à la mairie

Conférence de presse de Balarama Holness du Mouvement Montréal. Montréal, Québec, Canada. Le mardi 12 octobre, 2021.

Sur cette photo: Balarama Holness

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI Conférence de presse de Balarama Holness du Mouvement Montréal. Montréal, Québec, Canada. Le mardi 12 octobre, 2021. Sur cette photo: Balarama Holness MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Enfin! Un candidat à la mairie de Montréal qui est vraiment représentatif de ses électeurs. Les Anglais et les autres minorités réfractaires au français ont trouvé leur héros. Il dit tout haut ce qu’ils pensent tout bas. 

En votant massivement pour lui, ils montreraient leur poids démographique et politique grandissant. Et ils peuvent aussi compter sur leurs supplétifs «canayens franças» pour faire de même. Les Elvis Gratton pullulent à Montréal. 

«Les Montréalais sont en train de décider si leur ville tout entière doit obtenir un statut bilingue», a clamé Balarama Holness, promettant d’organiser un référendum pour trancher la question

Il veut simplement que la loi reconnaisse la réalité actuelle: Montréal est une ville bilingue où le Français n’occupe plus la position dominante. Il est en déclin rapide. Allez au centre-ville. C’est en anglais que ça se passe! Marchez et écoutez: tout le monde parle la langue commune, l’anglais. C’est la langue avec laquelle on va d’abord vous adresser la parole. Vous aurez droit à un insolent Sorry, I don’t speak french, si vous insistez pour répondre en français. 

En plus, Holness est partitionniste. C’est le courant dominant chez les non-francophones montréalais. Souvenez-vous du référendum de 95. C’est probablement maintenant aussi le cas à Laval, qui va vouloir se rattacher à l’enclave anglo-montréalaise. 

D’ailleurs, l’autre raison pour les Anglos de voter massivement pour Balarama, c’est qu’ils pourraient ainsi intimider le gouvernement Legault, qui est dans ses petits souliers au sujet des réformes des lois linguistiques. 

Au Québec, une municipalité peut obtenir le statut de bilingue si elle compte 50% d’anglophones, un taux que n’atteint pas encore Montréal. Mais ça s’en vient: les Anglos n’ont qu’à patienter encore quelques années. 

Plus de 80 municipalités au Québec possèdent ce statut, mais – chut! – ne le dites à personne: c’est un mensonge. Seule une minorité de ces villes compte réellement une majorité d’anglophones

Un vote massif des Anglos et cie en faveur de Holness pourrait amener la CAQ à avoir peur de défier ces minorités dominantes et à renoncer à sabrer le nombre des municipalités soi-disant bilingues. 

Balarama, s’il est élu, a aussi l’intention de couper le budget du Service de police de la Ville de Montréal. Excellente façon de lutter contre les gangs de rue et la prolifération de la violence armée qu’elles engendrent. 

Pour compenser la baisse de budget, il devrait proposer que le SPVM se retire complètement de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prairies et laisse à ces arrondissements le soin d’organiser leur propre service de police plus représentatif de leur population. 

Tiens, le candidat-vedette de Valérie Plante à la mairie de Montréal-Nord, Will Prosper, un ancien de la GRC, serait la personne idéale pour gérer le service de police inclusif des deux arrondissements. Il pourrait recruter des volontaires parmi les groupes armés qui quadrillent déjà le secteur pour assurer la «protection» de la population. Prosper a déjà les contacts nécessaires. Lors de l’audience disciplinaire, qui l’a exclue de la GRC, il a révélé avoir fondé le groupe Dope Squad. Rassurez-vous! À l’époque, le gang s’adonnait uniquement au rap et au break dance. L’ex-gendarme a cependant reconnu avoir conservé des liens avec ses vieux copains. Il connaît la musique. 

Mais revenons à Holness. Pour compléter la boucle, il faut absolument qu’il fasse semblant, comme Plante et Coderre, de croire que Montréal est un territoire mohawk «non cédé». Pour avoir le vote anglo, c’est une condition sine qua non

Il le mérite beaucoup plus qu’eux. Balarama aimerait que Montréal ravisse à Toronto le titre de métropole multiculturelle, multiethnique et inclusive du Canada. Un défi à sa mesure. 

Et qui sait ce que va donner le multiculturalisme libéro-trudeauiste dans 30 ans? Non, n’évoquez surtout pas le Liban. Ou l’autre haut lieu du pluralisme et de la concorde de notre époque, la regrettée Yougoslavie.