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Nouvelles ouvertures: Bikini Village, maintenant présent d’un océan à l’autre

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Pandémie ou non, le détaillant québécois de maillots de bain Bikini Village poursuit sa croissance avec l’ouverture d’un 69e magasin, cette fois à St. John’s, la capitale de Terre-Neuve.

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« L’année 2020 a amené son lot de défis pour l’industrie du commerce de détail. Nous avions un choix à faire : grandir ou mourir. En travaillant stratégiquement, nous avons réussi à poursuivre la croissance que nous espérions », a déclaré en entrevue Roméo Di Liello-Roberge, le directeur général de Bikini Village.

De fait, loin de stagner, le détaillant sort de la pandémie avec un portefeuille de boutiques plus important que celui d’avant qu’elle ne frappe en mars 2020. Même que depuis juin dernier, l’entreprise compte cinq nouvelles ouvertures, dans cinq provinces différentes.

Au cours des derniers mois, outre son magasin du Avalon Mall, à St. John’s, le détaillant a ouvert un magasin à Vancouver en Colombie-Britannique, à Red Deer en Alberta, à Saskatoon en Saskatchewan et à Winnipeg au Manitoba.

Sur les restes de Swimco

Le PDG de Bikini Village, une propriété à part entière de La Vie en Rose, explique être parvenu à ouvrir autant de magasins en si peu de temps en profitant du vide laissé par les difficultés financières de Swimco. Pour garder la tête hors de l’eau, le détaillant de maillots de l’Ouest canadien a décidé de transformer son modèle d’affaires pour ne vendre dorénavant que par le web.

Cette décision a permis à Bikini Village d’accroître sa présence dans des marchés où il était encore peu présent, ou toujours absent, comme à Terre-Neuve et en Saskatchewan. 

Le gros du marché de l’enseigne québécoise est encore concentré au Québec et en Ontario, où elle compte pas moins de 49 boutiques. Vingt autres de ses boutiques se trouvent à l’extérieur du Québec pour un total de 69. Au moment de l’acquisition de Bikini Village, en 2015, l’entreprise n’en comptait que 48. 

Est-ce qu’à l’instar de Swimco, Bikini Village ne devrait pas au contraire réduire progressivement le nombre de ses boutiques ? À l’évidence, ce n’est pas encore l’avis de M. Di Liello-Roberge, qui continue d’accorder une forte valeur à la présence physique des détaillants. 

« Lorsqu’ils annoncent 30 °C un samedi, ce n’est pas en ligne le jeudi que les clients peuvent se trouver un nouveau maillot, dit-il. Ainsi, bien que le commerce électronique a pris une place importante, il demeure encore important d’offrir à notre clientèle une expérience de marque en magasin. »

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