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À l’orignal!

chronique beaudry

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On croirait voir un fantôme. Voir apparaître un orignal à peu près en même temps que le lever du soleil provoque des grands frissons, une sensation qui reviendra toujours aussi intensément.  

À ce chapitre, la Gaspésie et le Nouveau-Brunswick sont des endroits extraordinaires dans le monde où cette magie ne se dément pas. 

Les chasseurs parleront du taux de réussite à l’abattage, mais bien avant, il faut apprécier le nombre de fois où vous verrez un de ces géants des bois. Attention, ils peuvent même apparaître soudainement sur les routes. 

Si vous êtes le moindrement habile, vous pouvez lui parler et il vous répondra. Mieux. En période de reproduction, si vous réussissez à imiter les bruits d’un autre élan, il viendra vous voir.

LE RESPECT

Voilà déjà plus de 40 ans que tous les automnes, je pars à la chasse à l’orignal, la plupart du temps avec mon vieux chum Denis. Nous nous vantons de ne pas être revenus bredouilles souvent. Nous avons notre chance, nos vieilles ruses et notre ténacité.  

En camion et à la marche, nous essayons de couvrir le plus de territoire possible. Nous portons une attention singulière aux odeurs, aux bruits, aux vents.  

Nous ne sommes pas des experts et, après avoir croisé des centaines de chasseurs au fil des années, on réalise que les méthodes sont diversifiées, les moyens se sont raffinés et un grand respect s’est installé. Rien n’est parfait, mais on sait tous que le temps des cuites, des soûleries dans le bois est révolu, comme on ne voit pratiquement plus de tête de bête sur les capots des véhicules.

Oui, il y aura de délicieux soupers mouillés de bons vins, mais tous savent bien qu’il faut se coucher tôt, bien dormir et être en forme le matin venu. 

Pour certains, la chasse, une des plus anciennes activités de la planète, ne devrait pas exister. Pour d’autres comme nous, c’est une chance inouïe de pouvoir fouiller nos extraordinaires forêts et ramener une si bonne viande à la maison, dans les règles de l’art bien sûr.

Le cheptel est généralement bien contrôlé et la dénonciation des braconniers fait son chemin.  

Le comportement des chasseurs ne cesse de s’améliorer et ils méritent d’être félicités.

ET LES FEMMES

Et on retrouve de plus en plus de femmes. Au point où est né il y a quelques années un regroupement créé par une personne formidable du Lac-Saint-Jean. Marie-Line Tremblay a fondé « Les Poules de Bois » qui vient appuyer et encourager les femmes qui pêchent et chassent. Des boutiques installées de plus en plus partout au Québec offrent des vêtements spécialisés, des parfums et odorants appropriés ainsi que des conseils d’experts et expertes.  

Marie-Line veut installer des ambassadrices dans toutes les régions, et le développement va bon train.

Qui prend mari prend pays, dit le vieux dicton. Je suis fier de vous dire que ma petite Manon chérie est devenue une chasseuse et elle a ramené son premier orignal il y a sept ans lors de sa toute première expédition. C’était près de Matane et, cette fois, nous étions avec Kenny et Norman Byrns.  

Depuis cet inoubliable moment, Manon devient fébrile rien qu’à voir le paysage adopter ses couleurs d’automne dans le plus beau pays du monde.

Devinez où nous sommes au moment où vous lisez ces lignes.

De l’enclave   

  • À Buffalo pour le match d’ouverture contre le Canadien jeudi dernier, on offrait le Family Pack : Quatre billets, quatre hot-dogs, quatre boissons et quatre pop-corn pour 199 $.   
  • Quel âge a le golf ? Tout ce que je sais c’est que le British open a 161 ans aujourd’hui.  
  • Les problèmes de santé mentale dans le sport ne sont pas d’hier. En 1950, le gardien de but du Canadien, Bill Durnan a quitté l’équipe au milieu des séries éliminatoires en raison d’une dépression nerveuse. Montréal a été éliminé par les Rangers.  
  • Huit buts ont été comptés par des gardiens dans l’histoire de la NHL. Ron Hextall en a réussi 2, Martin Brodeur et José Théodore un chacun. Dans le même match contre les Islanders, José complétait aussi un blanchissage... il y a 20 ans, déjà.   
  • Les récoltes achèvent et, sur sa ferme de Verchères, Pierre Bouchard est au séchoir. Sans jeu de mots, il veille au grain.   
  • En 1995, le premier compteur de l’Université du Vermont était Martin St-Louis. Le deuxième, Éric Perrin. Et le troisième ? Dominique Ducharme.  
  • Les Tigres de Victoriaville sont ébranlés depuis la suspension imposée à Nicolas Daigle et Massimo Sicilliano. L’instructeur-chef Carl Mallette ne veut pas que ce soit une excuse aux contre-performances.   
  • Superbe l’uniforme des lions de Trois-Rivières, le nouveau club de la ECHL affilié au CH. On dirait qu’il y a un peu de Nordiques là-dedans. Match inaugural, jeudi prochain contre Terre-Neuve au centre Vidéotron flambant neuf de Trois-Rivières.