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Un solo alliant danse et court métrage signé Édouard Lock aux Grands Ballets

ENT-Répétition générale des grands ballets canadiens à la Place des Arts
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Rachelle Buriassi lors de la répétition générale des Grands Ballets canadiens, à la Place des Arts de Montréal, mercredi dernier.

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Les Quatre Saisons : voilà le thème qu’ont choisi les Grands Ballets pour marquer leur rentrée culturelle. Au cœur de ce programme triple figure une pièce créée par Édouard Lock. Un retour aux Grands Ballets après plus de 20 ans d’absence pour le célèbre chorégraphe québécois qui arrive avec une proposition singulière : un solo alliant danse et court métrage sur scène. 

N’essayez pas de faire expliquer à Édouard Lock ce qu’il avait en tête, ni même à quoi le spectateur peut s’attendre, lorsqu’il est question de sa nouvelle création scénique combinant danse et court métrage (produit par le centre PHI). Le chorégraphe estime que la beauté du théâtre réside dans sa manière de toucher chaque spectateur de façon unique. 

« Il est intéressant de laisser les gens décider ce qu’ils veulent bien voir et comprendre plutôt que de tout leur dire, explique le fondateur de la défunte troupe La La La Human Steps. Ce qui est intéressant à voir pour moi, c’est combien de temps les gens restent après le spectacle pour en discuter, ce qui détermine leur degré d’implication. »

Ce solo exécuté par la première danseuse d’origine italienne Rachele Buriassi se veut sans doute un clin d’œil à l’isolement des derniers mois de pandémie, révèle le créateur qui a d’abord approché la danseuse pour mener une étude sur la structure chorégraphique, sans trop savoir où cela mènerait. 

C’est tout naturellement qu’il a accouché d’une structure chorégraphique complexe, de sa création d’abord filmique, puis de sa version scénique hybride. Une manière pour le créateur d’offrir une perception différente de la danse soudainement extraite de son contexte habituel entièrement en direct.

Seule, mais en duo

Rachele Buriassi se retrouvera ainsi « en duo avec elle-même » sur scène, le temps d’un solo de sept minutes qu’elle qualifie d’intense et exigeant.

« C’est l’un des plus beaux moments de ma vie et un honneur de travailler avec Édouard Lock, qui est unique et inclassable, confie-t‐elle. C’est un solo qu’il a créé pour moi en apprenant à me connaître réellement. » 

Fruit de la rencontre entre deux inconnus, cette création est à l’image de la définition même du théâtre pour Édouard Lock. « Le théâtre est un lieu de rencontre. C’est la conversation de deux groupes d’étrangers qui ne sont jamais rencontrés : les gens sur scène et le public. C’est un petit moment d’échange intime avant que chacun retourne dans sa vie. »


Le programme triple Les Quatre Saisons (présenté jusqu’au 23 octo-bre) comprend le ballet de Mauro Bigonzetti, celui de l’Orchestre des Grands Ballets, la pièce d’Édouard Lock et la création Règle 26 1⁄2 de Gaby Baars.

Pour toutes les dates : grandsballets.com/fr/spectacles/detail/les-quatre-saisons/