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Une sulfureuse histoire en Sicile

Blanka Lipinska
Photo courtoisie, Maciej Dworzanski Blanka Lipinska

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La Polonaise Blanka Lipinska a imaginé une sulfureuse histoire d’amour entre un séduisant mafieux sicilien et une femme qu’il n’a pas hésité à kidnapper dans l’espoir qu’elle tombe amoureuse de lui dans son best-seller 365 jours. Vendu à 1,7 million d’exemplaires, traduit dans 23 pays, adapté en série sur Netflix, le phénomène 365 jours séduit le public à la grandeur de la planète.

Don Massimo Torricelli, 32 ans, est le chef d’une des plus puissantes familles mafieuses de Sicile. Il y a quelques années, il a survécu par miracle à une fusillade et, en se battant pour survivre, a eu des visions d’une jeune femme. Lorsqu’il sort du coma, il devient obsédé par elle et la cherche partout.

Laura Biel, de son côté, célèbre son anniversaire en Sicile avec des amis et son copain vraiment moche. Elle a le sentiment d’être observée et après une discussion houleuse avec son amoureux, elle décide d’aller marcher en ville pour se changer les idées. 

Laura était bel et bien surveillée... et se réveille dans un lit inconnu, auprès d’un homme qui lui propose de rester avec lui pendant 365 jours. Et si elle n’est pas tombée amoureuse de lui au terme du pacte, elle sera libre. Massimo affirme qu’il ne fera rien sans son consentement. Il ne faut pas attendre longtemps avant que la tension monte...

« Laura, c’est moi »

Blanka Lipinska, en entrevue par courriel, raconte qu’il y a quelques années, elle vivait une relation avec un homme qu’elle aimait énormément. « C’était l’homme de mes rêves, à une exception près : dès qu’il est tombé amoureux de moi, son désir s’est évanoui. Je sais bien que ça semble absurde, mais c’est la vérité. 

« J’ai d’abord tenté d’expliquer cela par une maladie. Je l’ai emmené consulter plusieurs médecins et il a essayé plusieurs traitements. Après quelques mois, c’est devenu un échec. Je me suis écroulée mentalement et je suis devenue vraiment déprimée. C’est alors que j’ai eu l’idée d’écrire mes fantasmes sexuels... et ç’a donné 365 jours

« J’ai écrit le livre d’abord pour moi. Cette histoire était censée sauver ma relation et l’empêcher d’éclater. Quand j’ai eu terminé d’écrire le roman, la dernière lueur d’espoir s’est éteinte et nous nous sommes séparés. Vous voyez, le livre n’était qu’un substitut, et cela ne nous mène nulle part. »

Blanka Lipinska assure qu’elle n’avait aucun message à passer à travers l’histoire de Laura et Massimo. « Ce n’est qu’une histoire. Je ne voulais rien dire de particulier. Je ne pensais même pas qu’il allait être publié. Je l’ai d’abord et avant tout écrit pour moi, à propos de moi. »

Elle adore le personnage de Laura, une jeune femme intense, à la sexualité affirmée et assumée, qui s’ennuie ferme avec son petit ami. Elle se retrouve bien malgré elle au cœur d’une passion dévorante, torride, contradictoire. « J’aime tout de Laura. Laura, c’est moi. Et je m’aime beaucoup. »

Blanka a créé Don Massimo en se basant sur un homme qu’elle connaît réellement. « Il ne ressemble pas physiquement au Massimo du livre, mais chacun de mes personnages est basé sur une vraie personne. »

Elle a son opinion par rapport à la culture du viol et la violence faite aux femmes. « Je n’ai jamais accepté aucune forme de violence. Je déteste la violence, tant envers les femmes qu’envers les hommes. J’ai fait l’expérience de la violence physique, mentale et sexuelle dans ma vie. Cela m’a changée et a fait de moi la personne que je suis maintenant. Après être passée à travers tout cela, je peux faire la différence entre la violence et ce qui est tout simplement un goût un peu hors-norme. »

Tomberait-elle amoureuse d’un homme qui la kidnapperait ? « Ça m’est arrivé. »

  • Blanka Lipinska est Polonaise.
  • 365 jours a été traduit dans 23 pays.
  • L’adaptation en série de 365 jours, présentée sur Netflix, a battu des records d’audience. 
  • Le compte TikTok #365days a eu 2,2 milliards de vues dans le monde.

EXTRAIT

<b>365 jours</b><br />
tome 1<br/>
Blanka Lipinska<br/>
Éditions Hugo et Cie<br/>
368 pages
Photo courtoisie
365 jours
tome 1
Blanka Lipinska
Éditions Hugo et Cie
368 pages

« Cinq années sont passées depuis l’accident : cinq longues années depuis le miracle, comme dit le médecin, ma mort et ma résurrection. Et je rêve d’une femme que je n’ai encore jamais vue. Je l’ai rencontrée dans les visions que j’ai eues durant mon coma. L’odeur de ses cheveux, la délicatesse de sa peau, je sentais tout, comme si je la touchais. Chaque fois que je faisais l’amour avec Anna ou n’importe quelle autre femme, je faisais l’amour avec elle. Je l’appelais “Madame”. Elle incarnait ma malédiction, ma démence, mais aussi ma délivrance. »