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Les Québécois champions canadiens en gestion de leurs dettes

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Même si l’on s’est précipité sur de nombreux items pendant la pandémie (on salue le papier de toilette et la farine), il semblerait que les Québécois soient les champions canadiens quant à l’épargne et la gestion de leurs dettes, selon un récent sondage. 

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Selon un sondage commandé par BDO Solutions à l’endettement et réalisé auprès de 2015 Canadiens, 85 % des Québécois ont affirmé n’avoir aucune difficulté à mettre de la nourriture sur la table pour eux et pour leur famille. Il faut en être fier: c’est le taux le plus élevé au pays et il dépasse de 8% la moyenne nationale fixée à 77%. 

De plus, un peu plus d'un quart des répondants québécois (26 %) ont déclaré que le coût du logement était un défi pour eux en fonction de leur revenu. C’est le taux le plus bas au pays, la moyenne nationale étant de 45 %. 

Au Canada, le portrait global est loin d’être rose

Ronald Gagnon
Courtoisie
Ronald Gagnon

Autre fait à noter, 43 % des Canadiens ont rajouté à leurs dettes à cause de la pandémie, soit une augmentation de quatre pour cent par rapport à l’an dernier. Et un quart (26 %) des Canadiens ont contracté au moins une nouvelle forme de dette pendant la pandémie.  

Si la plupart des répondants considèrent avoir plus épargné qu’avant, Ronald Gagnon, premier vice-président de la société, rappelle qu’une partie des Canadiens s’est appauvrie en raison de la pandémie. Selon les données récoltées, ce serait le cas de trois répondants sur dix, majoritairement des bénéficiaires d’aides gouvernementales ou des personnes qui ont observé une diminution de leurs revenus.  

Les femmes, les Canadiens âgés de 35 à 54 ans feraient partie des gens les plus touchés par la pandémie. 

«On voit que l’écart entre la richesse des gens s’accentue», résume l’expert. 

Difficile de mettre de l’argent de côté 

L’expert chez BDO Solutions à l'endettement constate «qu’un pourcentage de gens qualifie le long terme de ''préoccupant'' en raison de leur difficulté à économiser, faire un temps de retraite et prévoir des dépenses essentielles, affirme-t-il. 

Si vous vous reconnaissez, Ronald Gagnon a une solution simple et connue à vous proposer: le budget. «[Il] est primordial d’en faire un si on a de la difficulté à épargner. Il ne faut surtout pas rien faire et surtout pas penser que [nos dettes] vont disparaitre», dit-il.  

Et n’attendez pas demain pour le faire, vous conseille-t-il. «On vit dans un monde où les taux d’intérêt sont au plancher et malgré ça, nos cartes de crédit nous coutent 20%. Alors, imaginez lorsque les taux d’intérêt vont remonter.» 

Voici d'autres statistiques chez les 18-25 ans  

  • Plus des deux tiers (67 %) n'ont pas d'épargne-retraite, mais 41 % disent être sur la bonne voie pour épargner suffisamment.   
  • La moitié (50 %) des personnes interrogées déclarent que le coût du logement est un défi, mais lorsqu'il s'agit d'acheter de la nourriture, seulement 17 % disent qu'il est difficile de payer l'épicerie pour eux-mêmes et leur famille.   
  • Près des deux tiers (65 %) déclarent que les dettes contractées pendant la pandémie ont eu un impact négatif sur leur niveau de vie.   
  • Plus des deux tiers (67 %) disent qu'il est peu probable qu'ils achètent une maison au cours des trois prochaines années, 61 % d'entre eux expliquant que c'est parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour verser un acompte.   
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