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Productivité en pandémie: Oscar Rivas a perdu une vingtaine de livres

Marc-André Wilson
Photo courtoisie Le préparateur physique Marc-André Wilson (à gauche) et Oscar Rivas posaient avec les trois ceintures (IBF, NABF et NABO chez les lourds), après une victoire en 2019.

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Comme plusieurs, Oscar Rivas a profité de la pandémie pour recentrer ses priorités dans sa carrière et dans sa vie personnelle. 

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« Le confinement que nous avons vécu en raison de la COVID-19 a changé plusieurs personnes. Je fais partie de celles-là, a raconté Rivas. Ça m’a permis de recentrer mes priorités dans la vie. 

« Avant, je voulais faire de la boxe seulement parce que j’étais bon. Maintenant, je sais que je dois travailler un peu plus pour atteindre ce que je veux. Je me suis rendu compte que je devais changer certaines choses. Ç’a tout changé pour le mieux. »

Il ne s’en cache pas. Il sortait dans les bars sur une base régulière. Sa femme et sa fille vivaient en Colombie. Et les blessures minaient sa carrière. 

Rivas avait une recette parfaite pour ne pas maximiser son potentiel comme boxeur. 

Un gros virage

Durant la pandémie, celui qu’on surnomme « Kaboom » a effectué un virage à 180 degrés. Les témoignages d’Yvon Michel, de Marc Ramsay, de son gérant Stéphane Lépine et de son préparateur physique Marc-André Wilson sont là pour le confirmer. 

« Je suis devenu enfin mature, a souligné l’athlète de 34 ans avec un léger sourire. Durant la pandémie, j’ai vu que les gens s’adaptaient constamment par rapport à une nouvelle réalité. 

« Pour moi, c’était la chance de changer mes façons de faire dans toutes les sphères de ma vie. Avec ma grosse famille [il a quatre enfants], j’avais besoin de le faire. »

Il a deux enfants au Québec et deux autres en Colombie. Le boxeur a rempli tous les documents pour rapatrier ses deux garçons au Québec, avant la fin de l’année. 

Perte de poids saine

Son préparateur physique a raconté une anecdote au sujet de Rivas et de sa nouvelle philosophie. Elle illustre bien le changement amorcé par son protégé. 

« Quand tous les gymnases ont fermé, il est venu me voir pour m’emprunter un vélo stationnaire et de l’équipement pour s’entraîner à la maison, a indiqué Wilson. Il m’envoyait des vidéos de lui en train de s’entraîner. 

« C’est vraiment à ce moment qu’il a fait descendre son poids. »

Durant ses années chez les poids lourds, Rivas faisait osciller la balance entre 240 et 250 lb. Ça lui permettait de ne pas être trop désavantagé par rapport à ses adversaires. Il a dû perdre une vingtaine de livres pour se conformer à la limite de 224 lb des super-lourds-légers.

« C’est la première fois de sa vie qu’il se soucie de son poids, a poursuivi Wilson. Il est dans la meilleure forme physique depuis son combat qu’il devait faire contre Gerald Washington en 2016. 

« Je l’aime 1000 fois mieux à ce poids-là. Il est beaucoup plus endurant et explosif. Il est à son top. Oscar est aussi très bien dans sa tête. Tout le mérite lui revient. »