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[EN IMAGES] Des photographies jugées trop osées sur les plaines d’Abraham

Un individu s’en prend aux œuvres d’Annie Baillargeon

[EN IMAGES] Des photographies jugées trop osées sur les plaines d’Abraham
Photo Stevens Leblanc

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L’homme, qui s’en est pris mardi matin aux œuvres de l’artiste Annie Baillargeon, sur les plaines d’Abraham, a été arrêté par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) pour méfait.  

Les policiers ont procédé à son arrestation mardi, vers 9 h 15. L’homme dans la trentaine a été libéré sur promesse de comparaître à la cour, ultérieurement. 

C’est à la suite d’une dénonciation citoyenne que les policiers ont été appelés à intervenir.

Ce sont les œuvres de l’artiste Annie Baillargeon, présentées dans le cadre des Promenades urbaines, qui ont été vandalisées. 

Un individu a vandalisé mardi matin les œuvres de l’artiste Annie Baillargeon présentées sur les plaines d’Abraham dans le cadre de l’événement Les promenades urbaines.
Photos Stevens Leblanc
Un individu a vandalisé mardi matin les œuvres de l’artiste Annie Baillargeon présentées sur les plaines d’Abraham dans le cadre de l’événement Les promenades urbaines.

L’homme qui s’identifie dans une vidéo sur Facebook comme Daniel Girard alias Dydy Dan a commis ses gestes en direct sur les réseaux sociaux. 

La vidéo a été retirée quelques heures plus tard.

« Il y a de la pédophilie là-dedans. C’est carrément satanique. Il y a de la soumission. C’est des enfants de 14-15 ans. [...] C’est dégoûtant. C’est aberrant. C’est dégueulasse », a-t-il affirmé avant de s’attaquer aux photographies à l’aide d’un outil qui ressemblait à une hache.

[EN IMAGES] Des photographies jugées trop osées sur les plaines d’Abraham
Photos Stevens Leblanc

Des images qui dérangent

Le suspect a déclaré que ces photographies n’avaient pas leur place dans un parc public. 

L’œuvre de Mme Baillargeon s’intitule Indéfectibles beautés et elle a été créée en collaboration entre l’artiste et les élèves inscrits au programme Passerelle du Centre Solidarité Jeunesse, qui est un organisme visant la persévérance scolaire et l’intégration socioprofessionnelle des jeunes de 12 à 35 ans.  

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), qui collabore à la présentation de cet événement avec la Ville de Québec et la Commission des champs de bataille nationaux, déplore ce geste. 

Les trois tableaux présentés depuis le début de l’été sous forme de photographies se voulaient le résultat d’une réflexion sur l’hypersexualisation des corps et des adolescents.

On voit l’homme en plein saccage.
Photo tirée de Facebook
On voit l’homme en plein saccage.

Pas de consensus

« C’est un travail d’échange, de reprise de possession de son corps, de son image, d’affirmation de soi comme on est, dans la taille qu’on a, dans toute la diversité, pour regagner une fierté de qui nous sommes », a expliqué Annie Gauthier, directrice des collections et des expositions au MNBAQ.

« On comprend en ce moment, surtout dans la société dans laquelle on vit, qu’il n’y a pas de consensus par rapport à ça. [...] Je me dis que le sujet vaut la peine d’être discuté encore parce qu’on touche une corde sensible importante », a-t-elle conclu.

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