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La maison brûle!

En plus d’être dévoré tout rond par les Sharks de San Jose, le Tricolore a connu une soirée de misère à la billetterie.
Photo Ben Pelosse En plus d’être dévoré tout rond par les Sharks de San Jose, le Tricolore a connu une soirée de misère à la billetterie.

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Ce n’est pas une, mais deux méchantes claques sur la gueule que le Canadien a encaissées, mardi soir, au Centre Bell.

En plus d’être dévoré tout rond par les Sharks de San Jose, le Tricolore a connu une soirée de misère à la billetterie. Les sièges libres se comptaient par centaines dans l’amphithéâtre, particulièrement dans les rouges.

Que la direction n’invoque pas le peu de temps qu’elle a eu pour vendre les billets à partir du moment que la Santé publique lui a donné l’autorisation d’ouvrir son amphithéâtre au maximum de sa capacité.

Ça ne tient pas la route.

On peut en acheter facilement par internet.

Il suffit de faire marcher ses doigts.

Après le match, on nous a dit que le chiffre de la foule était de 16 095 spectateurs.

C’était comme ça à la fin des années 1990, début des années 2000.

Cotes d’écoute à la baisse

On pouvait se procurer un fauteuil dans les rouges pour 60 $. Le fils d’un confrère de travail n’a eu qu’à débourser 11 $ pour s’asseoir dans les galeries.

Les cotes d’écoute sont à la baisse aussi.

Le match inaugural de la saison à Toronto a attiré un auditoire de 500 000 téléspectateurs, mercredi dernier, à TVA Sports.

Le lendemain pour le deuxième match du voyage à Buffalo, ils ont été 300 000 à syntoniser RDS.

Qui d’entre vous a regardé le supplice de mardi soir jusqu’à la fin ?

Au Centre Bell, il ne restait plus grand monde et ceux qui étaient encore là ont copieusement hué les porteurs du chandail rouge. 

  • Écoutez la chronique de Jean-François Baril au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB Radio:  

La confiance n’y est pas

Est-ce qu’on panique trop vite ?

Je ne pense pas.

En plus d’être dévoré tout rond par les Sharks de San Jose, le Tricolore a connu une soirée de misère à la billetterie.
Photo Ben Pelosse

Cette équipe n’inspire pas confiance à une grande majorité d’amateurs. Les gens n’y croient pas. Ils sont déjà désabusés.

C’est vrai que la saison ne compte que quatre matchs, mais comment cette formation parviendra-t-elle à renverser la vapeur ?

Je vous le demande : comment ?

Que va faire Molson ?

Les chiffres mentionnés plus haut ont de quoi faire réfléchir Geoff Molson.

C’est lui qui a le ballon entre les mains.

Ou bien il réitère sa confiance en Marc Bergevin en lui accordant la prolongation de contrat qu’il désire ou bien il met un terme à son association avec lui.

Au moment où on se parle, la deuxième option paraît la plus envisageable, évidemment.

Mais à qui M. Molson pourrait-il confier le poste de directeur général au pied levé ?

Il ne faudrait pas qu’il se trompe.

Pauvre coach !

Dominique Ducharme doit se sentir bien seul dans tout ça. Il fait son possible pour redresser la barre avec ses adjoints, mais rien ne fonctionne.

Rien du tout !

L’attaque qu’on disait potable n’a marqué que trois buts en quatre matchs.

La défense est poreuse. 

Jake Allen n’est pas Carey Price. 

Nick Suzuki et Cole Caufield sont paralysés. 

Ben Chiarot s’ennuie de Shea Weber.

L’avantage numérique est atroce.

Le PK (unités spéciales ayant la mission d’écouler les infériorités numériques) est inefficace.

Je m’arrête ici, la cour est pleine !