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La décentralisation du réseau de la santé au Québec est un «début très important»

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Afin de réformer le réseau de la santé, le gouvernement Legault a l’intention de le décentraliser vers les régions, un «début très important», selon un ancien haut gestionnaire en santé.

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«Les structures sont correctes. Ne change pas les structures. Ça permet une intégration des soins pour les Québécois et qu’il y aura une continuité de soins requis», estime David Levine.

Selon ce dernier, Québec a tout intérêt à redonner le pouvoir aux PDG des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS).

«Laisse-les déterminer leur orientation administrative et laisse-les déterminer le type de besoins sur lesquels ils doivent donner priorité dans leur région», dit-il.

À l’heure actuelle, ces décisions sont contrôlées depuis le bureau du ministre de la Santé, Christian Dubé.

La pandémie de COVID-19 a mis en évidence les lacunes de ce modèle de gestion dans un réseau déjà fragilisé.

«Chacun des établissements a suivi le même et identique organigramme défini par le ministre qui ne donnait pas un responsable dans chacun des différents établissements et qui donnait un responsable pour une multitude d’établissements. Ce n’est pas l’organigramme que les PDG voulaient. C’est un organigramme imposé par le ministère», explique David Levine.

Un tel modèle de gestion a entrainé des problèmes de communication puisqu’on devait obtenir la permission de Québec pour chaque décision.

«Dans la gestion, il faut donner de l’autonomie à des gestionnaires pour qu’ils utilisent leur créativité. Ils sont sur le terrain, ils connaissent les besoins de la population. À ce moment, ils peuvent mieux ajuster la main-d’œuvre et mieux s’organiser entre établissements», dit M. Levine.

À son avis, il faut aussi donner aux PDG le pouvoir de changer la culture.

«Quand c’est une culture dirigée par Québec, ça reste la même culture. Une culture de fonctionnaire, une culture de peur, une culture d’exigences, une culture de rapports et d’évaluations constante. Ce n’est pas ça qu’il faut pour gérer un établissement de santé où le contact est un contact humain», pense-t-il.

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