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Manque d'infirmières: le fond du baril au CHUS-Fleurimont

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Le manque d'infirmières décrié depuis des mois a atteint des sommets au Centre mère-enfant du CHUS-Fleurimont de Sherbrooke, en Estrie.

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Selon TVA Nouvelles, les lits seraient pleins et des pédiatres et des intensivistes doivent remplacer des infirmières pour éviter d'avoir à refuser des patients.

C’est du jamais vu en 25 ans de carrière pour la vice-présidente des relations de travail au Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est-FIQ, Stéphanie Goulet.

«Quand on dit que les soins n'étaient plus sécuritaires, c'est vraiment ça. Les manques sont criants en pédiatrie ces jours-ci et c'est épeurant quand on regarde le fichier de la semaine», a-t-elle déploré en entrevue.

Selon Mme Goulet, la direction de l’hôpital peut voir qu’il manquera d’effectifs dès la sortie des horaires. Un rapport est ensuite envoyé aux gestionnaires.

Par exemple, lundi, sur les 34 infirmières requises pour combler les quarts de travail de jour, de soir et de nuit dans le département de pédiatrie, il en manquait 10. Mercredi, il en a manqué 18, soit plus de la moitié du personnel.

«Présentement, sincèrement, on pourrait fermer le tiers des lits en mère-enfant si on voulait que les conditions de travail aient un peu d'allure», a admis à regret Mme Goulet.

Pour combler les manques, les infirmières en place se voient imposer du temps supplémentaire, obligatoire ou non.

Il s’agit d’une pratique qu'elles dénoncent en indiquant sur de petits bouts de papier tous les quarts de travail effectués en temps supplémentaire (TS) et en temps supplémentaire obligatoire (TSO) depuis le 1er septembre. On en compte plus d'une centaine et ils remplissent le plexiglas du poste d'accueil de la pédiatrie.

«J'ai entendu le PDG lors de sa conférence de presse vendredi dernier dire qu'il fallait revoir nos façons de faire et notre organisation du travail. Je suis tout à fait d'accord parce que là il y a vraiment une urgence d'agir au niveau du centre mère-enfant», a indiqué Stéphanie Goulet.

Le CIUSSS confirme que les services ont dû être modulés en pédiatrie, mais qu'aucun bris de service n'a été enregistré. Tout de même, depuis quelques semaines, des patients ont été transférés vers d'autres établissements du Québec.