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Changer le Québec? Bonne chance!

Quebec
Photo d’archives, Stevens Leblanc

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Quand j’ai entendu François Legault dire qu’il faudrait changer nos façons de faire, avant-hier, j’ai tout de suite pensé au gag de la Légion étrangère. 

Ça fait 40 jours que la Légion étrangère marche dans le désert.

Les soldats sont écœurés. Et, surtout, ils sont tannés de toujours porter les mêmes vêtements.

Ils sont sales, ils puent...

Soudainement, le colonel dit : « Arrêtez-vous, les amis ! Aujourd’hui, j’ai une bonne nouvelle pour vous : on change nos sous-vêtements !

— Oui !!!! » crient les soldats en chœur, soulagés.

Le colonel pointe ses soldats du doigt et dit : « Toi avec toi, toi avec toi, toi avec toi... »

CHANGEMENT ET CHANGEMENT

C’est bien beau, parler de changement, mais de quel changement parle-t-on ?

Un changement en profondeur... ou juste « changer le mal de place », comme dirait ma mère ?

Si c’est pour se retrouver avec les bobettes sales du voisin, ça n’en vaut pas la peine...

Hier, dans sa chronique, Mario Dumont soulignait – avec raison – que les forces d’immobilisme sont nombreuses au Québec.

Les gros syndicats, les corporations, les lobbies de tout acabit...

Il y a plein d’organismes qui n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent, au Québec. 

Mais il y a une autre force d’immobilisme que Mario n’a pas mentionnée dans son texte.

Le simple citoyen.

C’est-à-dire vous et moi. 

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Je serais curieux de connaître la réponse des Québécois à ces questions...

Accepteriez-vous que l’État québécois coupe dans ses services ?

Si oui, quels services, selon vous, devraient passer à la hache ?

Quels organismes devrait-on cesser de subventionner ?

Si vous êtes contre la diminution de la taille de l’État, accepteriez-vous de payer plus d’impôts ?

Parce que c’est l’un ou l’autre : ou on coupe dans les dépenses (c’est-à-dire les services), ou on augmente les revenus (les taxes et les impôts).

Qu’est-ce que vous privilégiez ?

AU BIBERON

Quand c’est le temps de rapetisser la cour du voisin, tout le monde est pour. 

Mais la nôtre ? Jamais !

Eh bien, j’ai une triste nouvelle à vous apprendre : pour votre voisin, c’est VOUS le voisin !

Un travailleur sur quatre bosse pour l’État québécois. On fait quoi, avec ça ?

Essayez, vous, de dire à quelqu’un qui est allaité par l’État depuis 30 ans qu’on va lui enlever son biberon ! 

Il va vous arracher la tête !

La vérité est que tout le monde chiale contre la grosseur de l’État québécois, mais tout le monde aime se réfugier dans ses plis quand il vente. 

Fa que.