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Commission Charbonneau: dix ans après, Lino Zambito attend toujours des réponses

Commission Charbonneau: dix ans après, Lino Zambito attend toujours des réponses
Photo AGENCE QMI, JOEL LEMAY

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Le témoin-vedette de la Commission Charbonneau Lino Zambito n’a pas changé d’idée: dix ans après les procédures, il croit toujours que les partis politiques provinciaux s’en sont tirés beaucoup trop facilement sur la question du financement occulte.

«J’aurais mis dans la boîte au moment de la Commission, Jean Charest, Pauline Marois qui était au PQ et j’aurais amené Mario Dumont qui était à l’ADQ. J’aurais amené les têtes dirigeantes des partis, a déclaré Lino Zambito au micro de Benoît Dutrizac sur QUB Radio, jeudi. On l’a fait avec Jean Chrétien dans le temps des commandites. Pourquoi ici on a refusé de le faire? Je pense que ç’a laissé un goût amer aux gens, mais pourquoi? Personne n’est capable de répondre.»

Le meilleur coup de la Commission aura été d’enseigner au public et aux médias les rouages et les stratagèmes de la corruption. Pour le reste, plusieurs gestes sont demeurés impunis selon lui.

ET

«Tous ceux qui ont plaidé coupables ont eu des sentences. Tous ceux qui ont défié les enquêtes de l’UPAC s’en sont tous tirés à 99 %.»

Sonia LeBel, ancienne procureure en chef de la Commission, a marqué les esprits lors de l’interrogatoire de Michel Arseneault à la Commission Charbonneau. Si c’était à refaire, elle éviterait de claquer des doigts pour ramener à l’ordre l’ex-président de la FTQ.

«Comme personne et citoyenne, j’étais exaspérée», a raconté celle qui est aujourd’hui présidente du Conseil du Trésor au sein du gouvernement Legault.

«J’étais déçue de moi-même, mais en même temps, si je l’ai fait, c’est parce que je l’ai ressenti», a-elle expliqué au micro de Sophie Durocher sur QUB Radio.

Et dix ans après les travaux, Sonia LeBel estime que le jeu en valait la chandelle. C’est à la suite des audiences que l’Autorité des marchés publics a notamment été mise en place.

«Si les gens sont au point de vue des condamnations au criminel et d’aller faire payer les coupables entre guillemets, je peux comprendre la déception des gens, mais ce n’était pas l’objectif de la Commission», a-t-elle insisté.

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