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Débat difficile pour Marie-Josée Savard

Débat difficile pour Marie-Josée Savard
Photo Stevens LeBlanc

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Pas facile, les débats électoraux, quand on a un bilan à défendre. La candidate à la mairie de Québec l’a appris à ses dépens mercredi soir lors d’un débat à Radio-Canada. Pendant près d’une heure trente, elle a été la cible de la grande majorité des attaques.

Évidemment, si la dauphine de Régis Labeaume ne partait pas avec une longueur d’avance dans les sondages, la stratégie des autres prétendants à la mairie aurait été différente. Mais avec environ deux fois plus d’intentions de vote que ses deux principaux adversaires, Marie-Josée Savard était la femme à abattre. 

À un certain moment, j’étais même presque mal à l’aise pour elle. Par exemple, au sujet des relations de travail avec les employés municipaux, on a parlé de mépris, d’intimidation et de confrontation, c’était comme si on lui imputait tous les travers du maire Labeaume. Elle était seule contre quatre.

Dans les dossiers d'urbanisme et de patrimoine, les dossiers qui étaient pilotés par Mme Savard depuis quatre ans, on lui a ramené en plein visage le rapport pas très élogieux du vérificateur général qui fait état d’un manque de connaissance sur la valeur et l’état des bâtiments patrimoniaux, d'un manque de suivi des immeubles vétustes et d'un manque de leadership. Elle n’a pas su se défendre.

Mais le coup le plus dur qu’elle ait reçu, c’est elle-même qui se l’est asséné. Comme elle faisait partie de l’exécutif de l’Équipe Labeaume, on se serait attendu à ce qu’elle performe lors d’un quiz sur la Ville de Québec. Au contraire, elle a reçu la pire note, soit 4/10, et a été la seule à subir un échec. 

D’après moi, ce débat lui fera mal, d’autant plus qu’un de ses principaux rivaux, Bruno Marchand, a très bien performé. Je pourrais même dire qu’il a gagné le débat. Il a bien répondu aux mises en situation et, surtout, il a l’art de nous regarder lorsqu’il prend la parole. C’est beaucoup plus convaincant, un candidat qui nous parle, plutôt que de lire ses feuilles.

Toutefois, s’il remonte dans les sondages, Bruno Marchand devra être prudent et ne pas trop attaquer Marie-Josée Savard. Depuis le temps qu’elle fait de la politique, elle a certainement du caractère et une bonne carapace, mais elle a l’air douce et sans défense, ce qui pourrait donner envie de la protéger. 

Parfois, lors d’une campagne, certains candidats et candidates ont tendance à s’emballer afin de réussir à obtenir de l’attention médiatique. Les journalistes et chroniqueurs s’en réjouissent, ça met du piquant, mais, selon leur personnalité, ça ne les met pas toujours en valeur. Ils doivent donc bien doser leurs attaques. 

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