/news/society
Navigation

Demandes d’aide en hausse: les banques alimentaires près du point de rupture

Regroupement Partage
Photo Julien McEvoy La directrice générale adjointe de l’organisme Regroupement Partage, Anne-Marie Éthier.

Coup d'oeil sur cet article

Le réseau des banques alimentaires est déjà sur le point de craquer alors que le prix de la nourriture n’a pas fini de grimper.

• À lire aussi: Une hausse de 5,1 % de l’inflation

• À lire aussi: L'inflation fait craindre le pire aux organismes communautaires

• À lire aussi: «PSPP» veut créer un bureau de la protection des consommateurs

« On n’a jamais vu une situation aussi inquiétante. Les demandes d’aide augmentent de façon exponentielle », expose Anne-Marie Éthier de Regroupement Partage.

L’organisme aide beaucoup de quartiers de Montréal et d’autres organismes à subvenir aux besoins des gens en matière de sécurité alimentaire.  

Regroupement Partage a aidé 80 000 personnes en 2019-2020. On parle de 250 000 pour 2020-2021. 

« On pourrait en aider encore plus en 2021-2022 si on avait l’argent », assure la directrice générale adjointe.

Les demandes se sont stabilisées par rapport à ce qu’elles étaient en pleine pandémie, « mais elles sont beaucoup plus élevées qu’avant ». 

  • Écoutez la chronique de Michel Girard au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB Radio:  

Bénévoles chassés par la COVID-19

D’une part, les bénévoles ont disparu en raison de la COVID-19, ce qui a mis une pression accrue sur les gens du réseau. De l’autre, « on est limités par le financement ». 

Des gens qui étaient habitués à donner de l’argent aux organismes comme Regroupement Partage sont maintenant des bénéficiaires, illustre-t-elle. Et les dons se font de plus en plus rares de la part des entreprises aux prises avec la crise. 

Il y a bien eu des fonds d’urgence octroyés l’an dernier, mais ils n’ont pas été renouvelés. 

« On a besoin du soutien de tout le monde. La sécurité alimentaire était devenue importante pendant la pandémie, mais elle n’est plus sur les lèvres de personne », plaide Mme Éthier. 

Sauf que le nombre de gens qui ont faim, lui, ne fait qu’augmenter.

À VOIR AUSSI