/news/politics
Navigation

Lutte aux fusillades à Montréal: tout le monde doit s’impliquer, même la mafia, dit le PLQ

Coup d'oeil sur cet article

Le Parti libéral du Québec appuie l’initiative des policiers montréalais de faire appel à la mafia pour calmer les fusillades dans la métropole puisque «c’est le devoir de tout le monde» d’agir face à cet enjeu.

• À lire aussi - Violence dans les rues: «Le nerf de la guerre, c’est les informations»

«Tout le monde à un devoir, car il y a des Montréalais qui ne se sentent pas en sécurité chez eux ces temps-ci», a résumé le leader parlementaire du parti, André Fortin, mardi.

André Fortin
Photo d'archives
André Fortin

Il rappelle que son collègue, le député de Viau, Frantz Benjmain, a été témoin d’une fusillade à quelques maisons de chez lui, dans le nord-est de l’île de Montréal, il y a quelques semaines.

Notre Bureau d’enquête rapportait jeudi que des policiers montréalais ont rencontré un mafieux influent du clan Rizzuto pour l’inciter à ramener le calme dans le nord-est de la ville, plombé par une vague de fusillades entre gangs de rue.

«Je n’entrerai pas dans les stratégies de la police, ça leur appartient», s’est bornée à répondre la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau.

Elle reconnaît toutefois qu’«il y en a un petit peu trop [d’armes à feu] en ce moment» à Montréal, mais insiste en disant que tous «les moyens sont pris pour les enlever».

Pour Québec solidaire et le Parti québécois, il s’agit plutôt d’un aveu d’échec de la part des forces de l’ordre et cela démontre «qu’on a dormi» sur ce problème.

«C’est très préoccupant. C’est la démonstration d’une certaine incapacité de nos policiers de juguler un phénomène. Il faut mettre en place des approches globales», a insisté le député solidaire Andrés Fontecilla.

Avec l’augmentation constante des échanges de coups de feu entre gangs rivaux, des questions se posent quant à la sécurité de la population montréalaise, croit le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon.

«Les administrations sous-estiment l’ampleur du défi devant nous, a-t-il tranché. Le nombre de fusillades a tellement augmenté qu’il faut se poser la question: est-on toujours en sécurité à Montréal?»

À VOIR AUSSI