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Quel est le monde idéal de Bergevin?

Conférence Canadiens de Montréal
Photo Martin Chevalier

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De son propre chef, Marc Bergevin a rencontré les journalistes après la séance d’entraînement de son équipe, hier. Il a expliqué son intervention en disant qu’il voulait témoigner son appui à ses joueurs et leur réitérer sa confiance en ce début de saison difficile.

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Or, il se doutait bien que des questions lui seraient posées concernant sa situation contractuelle. Il aurait pu les repousser en répétant qu’il n’aborderait plus le sujet d’ici la fin de la saison.

Au contraire, il a déclaré que, « dans un monde idéal », il aimerait demeurer dans ses fonctions l’an prochain.

Quel est ce monde idéal dont il parle ?

Est-ce un contrat de trois ans ?

Est-ce un contrat de cinq ans ?

Aimerait-il être promu président des opérations hockey et choisir son successeur au poste de directeur général ?

Sortie bien calculée

Certains diront que Bergevin n’avait d’autre choix que de dire qu’il veut demeurer avec le Canadien.

Pour ma part, je dirais qu’il a saisi l’occasion pour lancer un message à Geoff Molson sur la place publique.

C’est ce que j’appellerais une sortie bien calculée.

Reste que, pendant ce temps, l’équipe de Bergevin en arrache drôlement sur la patinoire. Et comme il l’a si bien dit, la tenue décevante de sa formation n’a absolument rien à voir avec son histoire de contrat.

Dans un univers où c’est chacun pour soi, les joueurs n’ont rien à cirer de l’avenir de leur directeur général.

Le sport professionnel est un business, c’est tout.

Pas d’excuses

Sur le plan hockey, Bergevin a reconnu que l’absence de Shea Weber créait un grand vide dans le vestiaire, mais que ce n’était pas une excuse.

Il a dit la même chose au sujet de Carey Price.

« We got to find a way », a-t-il dit machinalement en anglais, alors qu’il avait commencé à répondre à une question en français. Vous aurez compris qu’il voulait dire que « nous devons trouver un moyen de nous en sortir ».

  • Écoutez la chronique de Jean-François Baril Lacroix au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB Radio:

Chute d’émotion

Bergevin a parlé de la chute d’émotion qui survient au terme d’un long parcours dans les séries.

C’est un fait.

Les joueurs du CH ont ressenti un grand vide après leur défaite aux mains du Lightning de Tampa en finale, l’été dernier. Toutes les équipes vaincues en finale, tous sports confondus, éprouvent ce sentiment. Les joueurs ont l’impression d’avoir fait tout ce travail pour rien.

Ça peut expliquer le mauvais camp d’entraînement que les joueurs du Canadien ont connu. Mais ils doivent se ressaisir et tourner la page. On savait que la saison serait difficile. Mais ce qu’on a observé lors des quatre premiers matchs est très préoccupant.

Où est passé Tyler Toffoli ?

Qu’arrive-t-il à Nick Suzuki et à Cole Caufield ?

Dominique Ducharme a brassé la soupe en remaniant ses trios et ses duos de défenseurs en prévision du match de ce soir contre les Hurricanes de la Caroline.

Oui, le Canadien devra trouver un moyen de gagner. Et samedi aussi, contre les Red Wings de Detroit.

Ça presse !