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Rivas et Rozicki font le poids, mais...

Les deux finalistes ont une différence d’une vingtaine de livres

Ryan Rozicki (à gauche) et Oscar Rivas étaient détendus au moment de la pesée jeudi.
Photo courtoisie Ryan Rozicki (à gauche) et Oscar Rivas étaient détendus au moment de la pesée jeudi.

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Comme on le prévoyait depuis la confirmation du combat, Ryan Rozicki a concédé plusieurs livres à Oscar Rivas lors de la pesée officielle du gala de GYM tenue jeudi. 

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Le Néo-Écossais a fait osciller la balance à 203 lb, soit seulement trois livres de plus que le minimum de la catégorie des super-lourds-légers. Pour sa part, Rivas a affiché un poids de 222,2 lb sur le pèse-personne. La limite était de 224 lb. 

Les deux finalistes ont donc un écart de 19,2 lb entre eux. C’est énorme. 

Malgré cette différence importante de poids, le premier duel de championnat du monde WBC des super-lourds-légers peut avoir lieu. 

Selon l’article 72 des règlements de la Régie, il n’y a pas de limite dans la différence de poids entre deux boxeurs dès qu’ils pèsent plus de 195 lb. 

C’est surprenant que le superviseur du WBC ne soit pas intervenu dans ce dossier. Pourtant, cet organisme de sanction a instauré des normes strictes pour éviter qu’il y ait une grande différence de poids entre deux pugilistes lors d’un affrontement. 

Par contre, ça ne s’applique pas chez les super-lourds-légers et les lourds. Encore une fois, on joue sur les limites de l’acceptable. 

Par chance, l’arbitre du combat sera Michael Griffin. On peut s’attendre à ce qu’il soit vigilant durant le combat surtout si un des deux boxeurs possède un avantage marqué sur l’autre. 

Prédictions 

C’est l’heure de mes prédictions. 

Depuis la confirmation du duel entre Oscar Rivas et Ryan Rozicki, je me demande à quel type de combat on aura droit. Ce sont deux boxeurs qui ont des styles différents.

Rivas possède un style classique avec un bon jab, de la vitesse et de bons déplacements. Cependant, depuis le début de sa carrière, il a la fâcheuse tendance à se mettre au niveau de ses adversaires. Est-ce qu’il tombera encore dans ce panneau contre Rozicki ? Ça serait surprenant avec tous les changements qu’il a apportés dans la dernière année. 

Pour sa part, Rozicki n’a jamais fait dans la dentelle. Il fonce droit devant lui et il frappe avec l’intention de faire des dommages. C’est un boxeur qui n’abandonne pas. Il va aller au bout de ses ressources. 

Ce choc des styles sera intéressant pour le temps que le combat va durer. Même s’il a dit qu’il devra être intelligent, Rozicki va tenter le coup de circuit au cours des deux ou trois premiers rounds. C’est dans son ADN. Il sait que c’est l’une de ses seules chances de l’emporter. 

Par la suite, l’effet-surprise aura disparu et la crème devrait remonter à la surface. Rivas, qui possède plus d’habiletés techniques que son opposant, va se mettre en marche. Il devra dicter le rythme des échanges et prouver qu’il n’est pas du même niveau que Rozicki. 

La différence de poids entre les deux va être un facteur. La puissance de Rivas va affaiblir son adversaire à mesure que les rounds vont se succéder. Je m’attends à ce que le combat soit arrêté par l’arbitre au huitième round. 

Je ne vois pas comment Rozicki, malgré sa détermination, pourrait encaisser la puissance de Rivas pendant 12 rounds et finir le combat sur ses deux jambes. 

En demi-finale, Sébastien Bouchard va l’emporter contre le Mexicain Sergio Ortega, qui va lui donner une bonne opposition. Ça va se rendre à la limite des huit rounds, et le Québécois mettra la main sur une victoire par décision unanime. 

Du même coup, il pourra sécuriser son combat du 10 décembre à Trois-Rivières. 

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