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Un premier grand rôle pour Catherine Saint-Arnaud

Elle interprète Adina dans L’elisir d’amore

Catherine Saint-Arnaud
Photo courtoisie, Cai Cheng Catherine Saint-Arnaud

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Catherine Saint-Arnaud se considère gâtée. Elle se glissera, pour son premier rôle dans une maison d’opéra, dans la peau de la pétillante et déterminée Adina dans L’elisir d’amore de Donizetti.

«C’est excitant et c’est une superbe opportunité. C’est un grand honneur et j’ai hâte» a lancé, lors d’un entretien, la soprano québécoise.

À l’affiche samedi et les 26, 28 et 30 octobre au Grand Théâtre, L’elisir d’amore raconte l’histoire de la jolie Adina, courtisée par le paysan Nemorino et par le militaire Belcore. Le paysan tentera de mettre toutes les chances de son côté en se procurant un philtre d’amour d’un charlatan ambulant.

«Adina est une femme forte et elle est, dans notre version, cheffe d’une entreprise. Elle se fait beaucoup courtiser. Elle a un très bon cœur, mais elle ne veut pas d’amoureux. C’est agréable de jouer une femme qui a du caractère», a indiqué la soprano originaire de Rawdon, dans Lanaudière.

La partition

Catherine Saint-Arnaud a accepté la proposition de Jean-François Lapointe, directeur artistique de l’Opéra de Québec, 24 heures après avoir été approchée pour ce rôle.

«J’étais en vacances et je voulais regarder la partition. J’avais déjà chanté des extraits dans des galas d’opéra, mais je n’avais jamais pris le temps de regarder les airs note par note. J’étais heureuse d’obtenir cette opportunité. C’est un rôle que j’adore», a-t-elle mentionné.

Julien Dran, Gabrielle Lapointe, Hugo Laporte, Lucie St-Martin et Julien Véronèse complètent la distribution. On retrouve aussi l’Orchestre symphonique de Québec sous la direction du chef Jean-Michel Malouf et le Chœur de l’Opéra de Québec. 

La chanteuse, qui a brillé dans Les noces de Figaro et dans Les leçons de Maria Callas lors du Festival d’opéra de Québec, aime beaucoup cet opéra du compositeur italien.

«Il n’y a pas de longueur. J’adore le sujet, l’intrigue, les personnages et la musique. C’est léger et ça tombe bien après cette période où il n’y a pas eu d’arts vivants», a-t-elle fait savoir.

Le rôle d’Adina, explique Catherine Saint-Arnaud, n’est pas énormément difficile vocalement. Il nécessite toutefois de l’endurance. 

«Adina est très présente. Il y a beaucoup de duos et des numéros de groupe où elle chante. Mon objectif, c’est d’aller dans la beauté des lignes écrites par Donizetti. Mon objectif est d’être une bonne messagère de sa magnifique musique. C’est tellement beau et ça se chante tellement bien», a-t-elle dit.

La jeune soprano savoure chaque instant au sein de cette production. On imagine bien ses yeux briller au bout du fil. 

«Je suis quelqu’un d’intense. J’aime plonger, durant un mois, dans un univers et y aller à fond», a-t-elle fait remarquer. 

Catherine Saint-Arnaud rêve de chanter plein de rôles. Susanna des Noces de Figaro, Lucia de Lucia di Lammermoor, Manon, Blanche de Dialogues des Carmélites et Marie de La fille du régiment.

«Je veux faire d’autres opéras et plein de concerts. Il y tellement de choses à chanter. La liste est infinie!» a-t-elle indiqué en éclatant de rire.