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Mondial de vélo sur piste: Lauriane Genest rate le podium de justesse

Lauriane Genest
Photo AFP Lauriane Genest

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Dans un scénario similaire à celui des Jeux olympiques de Tokyo, les pistards Lauriane Genest et Kelsey Mitchell ont croisé le fer dans l’épreuve de sprint individuel du championnat mondial disputé à Roubaix, en France.

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Médaillée d’or à Tokyo, Mitchell s’est de nouveau imposée face à son amie pour remporter le bronze, signant ainsi la première médaille du Canada au mondial. Qualifiées pour les demi-finales, les deux Canadiennes se sont inclinées devant les Allemandes Emma Hinze, qui a remporté l’or, et Lea Sophie Friedrich, avant de se retrouver avec le bronze à l’enjeu. 

À Tokyo, Mitchell et Genest s’étaient affrontées en quart de finale. L’Albertaine avait poursuivi son parcours pour remporter l’or et la Lévisienne avait terminé au 8e rang. 

«C’est décevant de ne pas gagner une médaille, a mentionné Genest. Nous étions quatre filles à se présenter au vélodrome pour les demi-finales et je suis la seule à terminer la journée sans médaille. Avoir atteint la demi-finale représente toutefois un très gros objectif. C’est mon meilleur résultat en carrière au mondial. Quant à mon duel avec Kelsey, j’aurais aimé mieux l’affronter en finale, mais je suis contente pour elle.» 

Tirant de l’arrière 1-0 en quart de finale, Genest avait signé deux victoires consécutives pour mériter son billet pour le carré d’as. «Battre la Française [Mathilde Gros] en quart de finale m’a fait plaisir. J’ai réussi à la battre dans son vélodrome et devant ses partisans.» 

Après sa médaille de bronze en keirin à Tokyo, Genest confirme-t-elle sa place parmi l’élite de son sport en signant une 4e position au mondial? «Ça prouve que j’ai ma place avec les meilleures, a affirmé celle qui avait pris le 11e rang l’an dernier, au sprint du mondial de Berlin. Plus que je fais de courses, plus que je me vois parmi les meilleures. Avec le temps, les autres filles vont le voir aussi.» 

«Je n’affichais pas la même forme physique qu’à Tokyo et je ne ressentais pas ce sentiment d’invincibilité sur le plan physique et ce fut plus difficile, d’ajouter Genest, mais c’est normal de ne pas avoir eu la même préparation.» 

De son côté, Mitchell rayonnait après avoir signé son meilleur résultat en carrière au mondial. En trois ans, elle a remporté l’or aux PanAm et aux Olympiques et le bronze au mondial. «Je suis très contente. Chaque course est difficile et je suis contente d’avoir gagné une médaille au mondial.» 

Kelsey Mitchell
Photo AFP
Kelsey Mitchell

Avant de s’élancer en demi-finale, les deux amies s’amusaient alors que les deux Allemandes affichaient une mine patibulaire. «On échangeait des blagues et on rigolait. C’est certain que nous étions stressées, mais on profitait du moment. Il n’y a plus rien à faire une fois que tu te prépares à prendre le départ.» 

Genest et Mitchell seront de retour en action dimanche. Dans l’épreuve du keirin. Genest avait remporté le bronze dans la capitale nippone. «J’aborde chaque course avec le désir de gagner, a souligné Genest. Je suis une battante. J’y vais toujours une course à la fois et on verra, ce qui va arriver.» 

Au sprint en équipe, mercredi, Genest, Mitchell et Sarah Orban ont défait les Japonaises et obtenu un temps qui leur aurait permis de se battre pour le bronze, mais l’équipe canadienne a été disqualifiée. Mitchell se trouvait encore dans le couloir de sprint quand Orban s’est élancée. C’est la première fois que le trio faisait équipe. 

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